Le sommeil est un état dans lequel nous passons environ le tiers de notre vie. Il fait partie des fonctions vitales de l’organisme comme la respiration, la digestion ou l’immunité. La durée moyenne de sommeil d’un adulte est de 8h, mais certains petits dormeurs se contentent de 6h de sommeil alors que les “gros dormeurs” ont besoin de 9 à 10 heures de sommeil pour se sentir reposés. Plus que la quantité, c’est la qualité du sommeil qui importe. Il existe des petits dormeurs satisfaits et des gros dormeurs insatisfaits. Les personnes âgées ont tendance à s’endormir et à se réveiller plus tôt, avec des réveils plus fréquents au cours de la nuit, sans que cela soit forcément un signe d’insomnie.
L’insomnie est difficile à définir de façon précise, car il n’existe pas de norme en matière de sommeil. Il est possible de la définir comme un manque ou une mauvaise qualité de sommeil qui a un impact sur les activités diurnes physiques, psychiques et sociales. Les principales causes de l’insomnie chez l’adulte sont le stress, l’anxiété et la dépression, ainsi que des facteurs liés à l’environnement comme le bruit. Ces troubles nocturnes donnent l’impression d’avoir un sommeil non-récupérateur et non reposant et ont un retentissement sur la qualité de la journée qui suit : fatigue, somnolence dans la journée, nervosité, difficultés de concentration, de mémorisation…
L’insomnie peut être :
- Transitoires : insomnies frappant des sujets dormant habituellement bien et chez qui les troubles du sommeil sont liés à des modifications de l’environnement (décalage horaire, stress, etc.).
- Des insomnies de courte durée : insomnies s’étendant sur quelques semaines à la suite d’une souffrance somatique ou psychique.
- Des insomnies chroniques : insomnies caractérisées par l’ancienneté des troubles chez des patients ayant des antécédents de troubles psychiques (troubles dépressifs, dépendance vis-à-vis de l’alcool ou d’autres drogues). Ces troubles se produisent plus de trois fois par semaine et ce depuis plus de trois mois.
Il existe aussi plusieurs types d’insomnie qui peuvent survenir seul ou ensemble :
- L’insomnie d’endormissement : la plus fréquente. La personne se couche à une heure habituelle, et une ou deux heures plus tard, elle n’a toujours pas trouvé le sommeil.
- L’insomnie de milieu de nuit : la personne se réveille dans la nuit, une ou plusieurs fois, et rencontre des difficultés pour se rendormir.
- L’insomnie du petit matin : la personne s’endort sans problème, mais se réveille vers quatre ou cinq heures du matin, et il lui est impossible de retrouver le sommeil.
- L’insomnie totale : ce type d’insomnie est beaucoup plus rare. La personne reste éveillée toute la nuit.
On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.
LES SYMPTÔMES
Il n’existe pas de symptômes physiologiques spécifiques à l’insomnie si ce n’est de se réveiller fatigué tous les matins et d’être somnolent dans la journée parce que la qualité du sommeil n’est pas réparatrice. En revanche, le manque de sommeil entraîne sur le long terme des dysfonctionnements physiologiques divers car ce temps de repos est indispensable pour que le corps se régénère. Le corps pourra faire face à une courte période d’insomnie mais s’il se retrouve dans l’impossibilité de remplir toutes les fonctions nécessaires à son bon fonctionnement de manière prolongée cela va épuiser les différents systèmes organiques du corps. Les conséquences et les symptômes ressentis seront donc différents selon le terrain de chaque personne.
LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE CONVENTIONNELLE
LES CAUSES
Stress, anxiété et dépression
Une grande majorité des insomnies sont liées au stress, à l’anxiété et à la dépression. Des événements de la vie, positifs ou négatifs ; mariage, divorce, nouvel emploi, chômage… peuvent en être à l’origine d’une insomnie passagère. Cependant, après la survenue de situations pénibles, il arrive que le retour à un sommeil de qualité ne se produise pas, même lorsque la cause occasionnelle a disparu. L’insomnie devient chronique et est alors considérée comme une maladie en elle-même.
L’hygiène de vie
Des mauvaises habitudes de vie peuvent causer des insomnies :
- La consommation excessive d’excitants (thé, boissons caféinées, chocolat, drogues…).
- La prise d’un repas trop copieux le soir ou d’un repas trop proche de l’heure du coucher.
- La pratique d’une activité stimulante le soir (sport, jeux vidéo, films, musique…).
- Un rythme de vie irrégulier (travail en horaires décalés, déplacements nombreux, décalage horaire, etc.).
- Une consommation excessive d’alcool : contrairement à une idée reçue, l’alcool n’est pas l’allié du sommeil. A faible dose, la prise d’alcool entraîne une somnolence diurne, diminue la vigilance et augmente les risques d’accidents, à plus forte dose, la prise d’alcool provoque un endormissement rapide, mais la deuxième partie de la nuit est entrecoupée de nombreux réveils.
- La consommation de tabac : les fumeurs réguliers peuvent rencontrer des difficultés pour s’endormir, dues à l’action stimulante de la nicotine.
- Lors de l’arrêt du tabac, le sommeil peut être perturbé de manière passagère, le temps que le corps s’habitue à fonctionner sans nicotine. L’ex-fumeur retrouve ensuite un sommeil de meilleure qualité.
Les sources environnementales
Elles peuvent être nombreuses :
- Un environnement bruyant (bruits de la maison et/ou des bruits extérieurs).
- Le fonctionnement d’appareils électriques ou électroniques, même en veille.
- Des sources lumineuses.
- Une température trop élevée ou trop basse, l’idéal serait d’avoir 18 °C/19 °C dans les chambres).
- Les ronflements du partenaire.
- Une mauvaise literie.
Les troubles physiologiques
Les insomnies peuvent être présentes dans diverses maladies qu’il est important de diagnostiquer et de traiter.
- L’hyperthyroïdie
- Le reflux gastro-œsophagien
- L’asthme nocturne
- Une maladie douloureuse (arthrose, rhumatisme, cancer…)
- D’un trouble survenant pendant du sommeil
- Le syndrome des jambes sans repos
- Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil
- Des maladies infectieuses
- Des problèmes cardiovasculaires
- Des troubles neurologiques
- Des troubles hormonaux
LE DIAGNOSTIC
Presque tout le monde a déjà été confronté à des troubles légers du sommeil et ce sans conséquences graves. Néanmoins, si une bonne hygiène de sommeil a été adoptée et que le problème persiste, il est peut-être utile d’en parler à son médecin traitant.
Il est particulièrement important de consulter :
- Lorsque l’insomnie est régulière, c’est-à-dire plus de 3 fois par semaine et depuis plus de 3 mois.
- Lorsqu’on se réveille fatigué tous les matins.
- Lorsqu’on est somnolent dans la journée.
- Si on présente des troubles de la concentration, de l’attention et de la mémoire.
Le diagnostic de l’insomnie se fait par l’interrogatoire du patient, le médecin :
- Analyse de la nature de la plainte : difficulté d’endormissement, réveils nocturnes, réveil précoce…
- Demande la date de début de l’insomnie et sa fréquence.
- Vérifie la répercussion de l’insomnie sur les activités diurnes.
- Interroge sur les facteurs environnementaux : rythme de vie et de travail, habitude relative au sommeil.
- Recherche la prise d’excitants, de troubles psychiques (anxiété, dépression).
- Peut interroger l’entourage du patient sur la présence d’apnée, de ronflements irréguliers ou de mouvements anormaux des jambes.
Le médecin traitant examine ensuite le patient et peut prescrire certains examens ou analyses pour éliminer la possibilité d’une maladie sous-jacente.
En complément de la consultation une actimétrie peut être effectuée. C’est un examen du rythme veille-sommeil qui est réalisé grâce à un petit appareil de la taille d’une montre porté au poignet non dominant et appelé actimètre. Il permet de visualiser les moments d’activités et les moments de repos afin d’obtenir une bonne représentation du rythme veille-sommeil et de la qualité de la nuit. Cet examen se fait en ambulatoire, le plus souvent sur une durée de 15 jours.
LES TRAITEMENTS ALLOPATHIQUES
L’insomnie requiert un traitement adapté à chaque situation. La première étape est de rechercher la cause. Souvent, les insomnies présentes depuis plusieurs mois nécessitent de réorganiser les habitudes de vie pour favoriser le sommeil. Si l’insomnie persiste malgré tout, des somnifères, aussi appelés hypnotiques, peuvent être prescrits, pour éviter toute dépendance, l’efficacité des hypnotiques doit être fréquemment réévaluée et le traitement arrêté dès que possible. Ces médicaments peuvent être utiles à court terme, c’est-à-dire pas plus de 3 semaines, pour récupérer un peu. Cependant, ils ne traitent pas l’insomnie et n’éliminent pas sa cause. Ils agissent en ralentissant l’activité du cerveau, après 1 mois d’utilisation, ils perdent souvent beaucoup de leur efficacité.
Il existe plusieurs classes de médicament prescrit dans le cadre de l’insomnie :
Les benzodiazépines
Ce sont les somnifères les plus couramment prescrits. Si l’on y a recours régulièrement, ils perdent de leur efficacité. Ceux-ci ont tous un effet sédatif et anxiolytique, à diverses intensités.
- Flurazépam ou Dalmane® ;
- Témazépam ou Restoril® ;
- Nitrazépam ou Mogadon® ;
- Oxazépam ou Sérax ;
- Lorazépam ou Ativan®.
Le diazépam ou Valium®, commercialisé au début des années 1960, n’est presque plus utilisé parce qu’il cause une importante somnolence résiduelle le lendemain matin.
Les somnifères non-benzodiazépines
Leurs durées d’action est plus courte que celle des benzodiazépines, ce qui élimine l’effet d’endormissement qui peut se produire le lendemain matin, au cours des premières heures.
- Zopiclone ou Imovane®
- Zaléplon ou Starnoc®
Les agonistes de la mélatonine
Les agonistes de la mélatonine aident l’induction du sommeil en augmentant le taux de la mélatonine naturelle. Ils sont employés surtout en cas de difficulté à s’endormir.
- Ramelteon ou Rozerem
Les antidépresseurs
À faible dose, les antidépresseurs peuvent aussi être utilisés pour aider à mieux dormir dans le cas d’anxiété profonde, de dépression ou d’autres désordres psychologiques.
Les somnifères benzodiazépines et non benzodiazépines présentent plusieurs effets indésirables. Par exemple, ils peuvent ralentir les réflexes et nuire à la coordination durant le jour, ce qui accroît le risque de chute et de fracture, surtout chez les personnes âgées. De plus, à long terme, ils risquent d’engendrer une dépendance physique et psychologique.
A savoir que le sommeil induit par les somnifères est moins réparateur, car ces médicaments raccourcissent la période de sommeil paradoxal, la période durant laquelle les rêves se produisent. Il est d’ailleurs important de consulter son médecin lorsqu’on veut cesser de prendre des somnifères ou des tranquillisants pour éviter de souffrir d’un syndrome de sevrage.
Autres traitements
- Le médecin peut diriger le patient vers un psychologue ou un psychiatre.
- Si un problème de santé physique explique l’insomnie, il faut bien sûr obtenir un traitement adéquat.
- En cas d’insomnie provoquée par la douleur, on peut recourir à des analgésiques.
LE POINT DE VUE DE LA NATUROPATHIE
LES CAUSES
Le naturopathe réalise un bilan de vitalité avec son client afin de rechercher la cause profonde de l’insomnie pour pouvoir l’accompagner en tenant compte de la globalité de son être (souffrance, vécu, hygiène de vie …). La naturopathie et la médecine allopathique s’entendent sur les causes de l’insomnie, je ne répéterai donc pas ici ce qui a déjà été bien décrit dans le chapitre précédent. Je détaillerai en revanche un peu plus ce que fait l’organisme durant la période de sommeil afin d’expliquer pourquoi il est aussi vital de dormir que de respirer.
Le repos permet de rendre notre système immunitaire, notre mémoire et notre résistance au stress plus performants car lorsque nous dormons le corps s’emploie à réparer les « dommages » causés à notre organisme durant la journée. Durant notre sommeil, si l’action du corps physique et des pensées est ralentie, l’organisme lui ne reste pas inactif, le système nerveux autonome mets en veille les fonctions du système orthosympathique et c’est le système parasympathique qui prend le relais et active les fonctions de digestion, détoxification et régénération dont il a la charge. Il a pour tâche de gérer les différentes phases de régénération de l’organisme qui sont les suivantes :
- Digestion, le corps va terminer toute action de digestion en cours.
- Épuration du sang et de la lymphe, élimination des acides, l’organisme élimine les toxines et les déchets accumulés au cours de la journée.
- Régénération, renouvellement cellulaire, le corps déclenche le processus de réparation des zones lésées du corps.
- Recharge neuro-hormonale, recharge de l’énergie vitale
Un sommeil de qualité conduit donc à une récupération optimale car lorsque l’organisme est en équilibre chaque organe et chaque cellule peut jouer son rôle pendant les différentes phases du sommeil.
Notre rythme de vie moderne fait en sorte que le corps partage en majorité ses processus entre action la journée et digestion la nuit, voir un peu d’épuration mais il arrive rarement à aller jusqu’à la fin de son processus de régénération et de recharge. Dans le cas de l’insomnie, le temps de sommeil étant réduit, ces 4 fonctions pourront encore plus difficilement entrer en action ce qui aura un impact négatif sur l’organisme :
- Le corps ne pouvant pas digérer correctement des carences peuvent apparaître et le système digestif se dérégler.
- Le corps ne pouvant pas se détoxifier convenablement il va s’encrasser petit à petit en stockant les déchets et toxines non éliminés où il le peut.
- Le corps ne pouvant pas se réparer, des lésions ou pathologies peuvent s’aggraver ou voir les conditions propices à leurs apparition s’installer.
- Les systèmes nerveux et hormonal ne pouvant pas se recharger convenablement vont s’épuiser petit à petit.
On peut donc en déduire que si le sommeil n’est pas réparateur, sur le long terme, les chances de voir les différents systèmes organiques du corps s’altérer puis se développer diverses pathologies vont augmenter.
LES REMÈDES NATURELS
Différentes astuces peuvent permettre de favoriser un sommeil régénérateur.
- Manger léger et au moins deux heures avant le coucher. Un repas trop lourd, trop rapproché du moment du coucher peut provoquer une digestion inconfortable et obliger le corps à passer la majeure partie de la nuit à digérer avant de pouvoir passer à la détoxification. Il vaudrait mieux privilégier un repas assez tôt dans la soirée avec des aliments faciles à digérer tels que les légumes verts, une céréale sans gluten et une protéine végétale par exemple.
- Évitez les écrans le soir qui émettent un signal au cerveau indiquant qu’il fait jour (notamment à cause de la lumière bleue).
- Se relaxer avec de la méditation, de la musique ou un livre agréable à lire.
- Se coucher avant minuit dans une chambre pas trop chauffée (18-20 degrés dans l’idéal) et avec un pyjama qui laisse respirer la peau.
- Privilégier le noir complet pour un sommeil plus réparateur car la mélatonine est sécrétée dans le noir.
- Consommer des infusions biologiques pour le soir afin de favoriser la détente et l’endormissement comme le tilleul, la mélisse, l’eschscholtzia, la camomille…
- Pratiquer la cohérence cardiaque ou utiliser la sophrologie.
- Éteindre la box wifi la nuit pour éviter toutes ondes électromagnétiques, sinon réservez-la pour le salon mais ne la laissez pas dans la chambre à coucher.
- Être attentif aux signes de fatigue (yeux qui piquent, bâillements, relâchement musculaire) et se coucher à ce moment-là pour ne pas rater le passage du train du sommeil qui ne passe que toutes les 90 minutes.
- Avoir un rythme de coucher et de lever régulier et dormir suffisamment longtemps pour aider le corps à récupérer.
- Etc.
LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE
LES CAUSES ET LE DIAGNOSTIC
Les causes sont encore une fois les mêmes que celles énoncées plus avant dans cette section sur l’insomnie. On peut néanmoins amener l’éclairage de la MTC sur l’insomnie selon la lecture énergétique qu’elle propose. Pour la MTC, les troubles du sommeil proviennent d’un déséquilibre énergétique entre le Yin et le Yang. Durant cette période, le Yin doit être suffisamment fort et présent pour enraciner le Yang. Si le Yin est faible, ou qu’une (ou plusieurs) fonction organique refuse de se mettre en veille, le Yang devient excessif et provoque hyperactivité, agitation et insomnie.
- Le Yang correspond au jour, à la chaleur, à la lumière, aux activités organiques (digestion, respiration, circulation …), aux mouvements, à l’extériorisation, etc.
- Le Yin est associé à la nuit, au froid, à l’obscurité, aux structures corporelles (sang, os, chair, …), à l’immobilité, à l’intériorisation, etc.
Au moment du coucher, le Yang diminue pour laisser place au Yin et donc au repos et à l’immobilité du corps et de l’esprit. Les troubles du sommeil traduisent un déséquilibre à ce niveau :
- L’insomnie renvoie à une plénitude de Yang ou un vide de Yin et donc à l’incapacité de trouver le calme et le repos, mais aussi à une instabilité du Shen,« l’Esprit ».
- Les réveils nocturnes apparaissent lorsque le cycle énergétique entre les organes est rompu.
- Le sommeil qui n’est pas assez profond, et qui par conséquent ne permet pas d’être réparateur, est dû à un Yang qui ne parvient pas à laisser complètement sa place au Yin et à s’apaiser.
LES TRAITEMENTS EN MTC
Les remèdes sont sensiblement les mêmes que ceux cités plus avant, auxquels peuvent s’ajouter de l’acupuncture et des remèdes de la pharmacopée chinoise.
Pour la MTC les problèmes d’ordre émotionnel et mental, qui sont souvent à l’origine de l’insomnie, ne touchent pas uniquement le « Cœur–Esprit » (terme qui peut sous-entendre le fonctionnement du cerveau) mais également le Foie, la Rate, la Vésicule Biliaire, les Reins, l’Estomac et le Poumon.
- Sans un terrain déséquilibré résultant d’un état d’excès ou d’une déficience de certains organes (par exemple : excès du Foie, faiblesse de la Vésicule Biliaire, …), les perturbations émotionnelles ne peuvent à elles seules provoquer de façon systématique et durable l’insomnie.
- A savoir que cet état d’excès et de déficience peut également être une conséquence des méfaits de l’insomnie.
Voilà pourquoi dans le traitement de cette maladie la MTC cherchera :
- À calmer le Cœur et à apaiser l’Esprit
- À résoudre les problèmes liés à l’excès et à la déficience des organes concernés.
- À résoudre les écarts d’hygiène de vie qui favorisent un mauvais sommeil
Les origines de l’insomnie pouvant être multiple, le bon traitement sera déterminé en fonction de chaque personne, en englobant le corps et l’esprit. La médecine traditionnelle chinoise propose plusieurs alternatives, afin de venir à bout des troubles du sommeil, qui sont similaire à celles de la naturopathie et de la médecine allopathique. Elle déconseille, entres autres, ce qui est susceptibles de perturber le Cœur et donc par extension le Shen :
- Les repas trop copieux avant le coucher,
- Les dîners tardifs,
- La consommation de toniques (thés, café, boissons gazeuses) et de saveurs trop fortes, etc.
LE POINT DE VUE DE LA RÉFLEXOLOGIE PLANTAIRE
Recevoir une séance de réflexologie procure une profonde détente et améliore la qualité du sommeil, sur une période qui dépendra des causes de l’insomnie. En se basant sur les informations réunies ci-haut et sur l’anamnèse du client, il conviendra d’aller explorer l’état des différents systèmes physiologiques principalement impliqués dans la régulation du sommeil pour obtenir des résultats plus durables.
- Les zones et glandes du cerveau qui jouent un rôle dans le sommeil (épiphyse, cortex cérébral, cerveau, diencéphale, tronc cérébral).
- Le système endocrinien, car nos glandes sont très affectées par notre état émotionnel.
- Le système nerveux orthosympathique pour son rôle dans le déclenchement d’action antagoniste au système parasympathique et qui est très actif en cas de stress.
- Le système nerveux parasympathique pour son rôle dans la mise en œuvre des phases régénérative du sommeil.
- Les zones du système digestif si l’insomnie est liée à des troubles intestinaux.
- Les émonctoires via la roue d’engendrement chinoise, pour leurs rôles de détoxification du corps et pour détecter un éventuel déséquilibre énergétique ou physiologique qui peut perturber le sommeil, particulièrement le Cœur et l’Intestin grêle, ministre de l’Élément feu.
- Le Cœur est plus relié à des difficultés d’endormissement et l’IG aux réveils nocturnes.
Une attention particulière peut être portée aux points et ZR suivants :
Zones locales
- Vertèbres et cervicales
- Cortex cérébral
- Cerveau
- Diencéphale
- Hypophyse
- Epiphyse
- Cervelet
- Tronc cérébral
Zones métaboliques
- Diaphragme
- Plexus solaire
- Thyroïde et parathyroïdes
- Surrénales
- Poumons
- Colon
- VB
- Foie
- Reins
- Vessie
- Cœur
- Intestins grêle
- Estomac/Rate/pancréas
- Orthosympathique
- Parasympathique
Zones énergétiques
- Cœur/IG
