LE CYNORRHODON


Trésor de l’automne

Les jours raccourcissent, l’obscurité de l’hiver, propice à l’introspection et au repos, gagne petit à petit sur la lumière de l’été. Généreuse, la nature nous fait présent d’un concentré de lumière et d’énergie pour affronter les défis des mois noirs à venir, le cynorrhodon ! 

Ce petit fruit d’un rouge lumineux, nous offre une des meilleures sources de vitamine C, presque 10 fois supérieur au citron.  Un véritable petit trésor pour nous aider à surmonter la fatigue et le manque de dynamisme qui nous frappe parfois en automne et en hiver.

L’églantier a une grande affinité avec la lumière, durant les semaines d’été, il emmagasine la vigueur du soleil dont ses fruits seront gorgés une fois l’automne venu.

Le rouge flamboyant du cynorrhodon montre la présence de carotène, une substance très présente dans le monde végétal et qui a une affinité pour la lumière.  Les plantes riches en carotène, comme c’est le cas du cynorrhodon, possède une grande aptitude à assimiler l’information lumineuse puis à nous la retransmettre. 

D’ailleurs, dans l’organisme, le carotène se change en vitamine A, qui est importante pour la bonne santé des yeux et de la peau, deux de nos organes particulièrement sensibles aux informations lumineuse.  La vitamine A contribue à la bonne santé de la rétine et à la protection et au renouvellement cellulaire de la peau.

Voici un aperçu de ses usages médicinaux et de sa symbolique.

Usage médicinal du cynorrhodon

Le cynorrhodon est très apprécié en phytothérapie pour ses nombreux bienfaits :

Système immunitaire

  • Riche en vitamine C, en flavonoïdes et en caroténoïdes : Il est l’un des fruits les plus concentrés en vitamine C, bien plus que les agrumes, ce qui en fait un excellent stimulant pour le système immunitaire pour augmenter la résistance de l’organisme aux maladies infectieuses et grippales.
  • Tonique et revitalisant : En cas de fatigue, de métabolisme ralenti ou de convalescence, il redonne de l’énergie et contribue à renforcer les défenses naturelles du corps.
  • La présence de vitamine C améliore l’absorption du fer.

Peau, muqueuses, veines

  • Antioxydant et régénérant : en soutenant la régénération cutanée il protège et renforce la résistance de l’épiderme.
  • Résistance des vaisseaux capillaires :  il contient des proanthocyanidols, des tanins condensés, qui permettent une meilleure solidité des veines en freinant la dégradation de la structure veineuse et l’inflammation.
  • Sa teneur en différents flavonoïdes a un effet anti-inflammatoire : Des études montrent que l’extrait de cynorrhodon peut soulager les douleurs articulaires, notamment celles dues à l’arthrose.
  • Tonifie les gencives en cas de saignement ou déchaussement des dents.

Sphère intestinale et urinaire

  • Astringent et adoucissant : grâce aux tanins et à la pectine qu’il contient il est efficace en cas de diarrhées et d’inflammations intestinales
  • Consommé entier, en tisane, il stimule la diurèse et combat la formation de calculs rénaux (présence de silice et de tanins)

Sphère oculaire

  • Favorise la bonne santé de l’œil et de la rétine (vitamine A)
  • Améliore la vision nocturne et diminue les risques de dégénérescence maculaire.

En pratique, le cynorrhodon se consomme sous forme de tisane, de confiture ou même de poudre. Pour la tisane, 2 à 3 baies séchées sont infusées dans de l’eau chaude pour extraire les bienfaits.  Pour la confiture 1 petite cuillère tous les matins.

Symbolique du cynorrhodon

En plus de ses qualités médicinales, le cynorrhodon porte une charge symbolique :

  • Force et résilience : Dans les cultures européennes, les baies de l’églantier, restant sur les branches en plein hiver, symbolisent la persévérance et la résilience.
  • Protection : L’églantier, avec ses épines acérées, est aussi un symbole de protection. On pensait autrefois que sa présence dans les haies protégeait les habitations des mauvaises influences.
  • Fertilité et renouveau : Ses fleurs printanières et ses fruits d’automne évoquent un cycle de renaissance et de fécondité, reliant la plante aux cycles de vie et de mort, à l’amour .

En alliant bienfaits pour la santé et un symbolisme fort, le cynorrhodon est une plante captivante et bénéfique à intégrer dans des pratiques de bien-être.

« En ces heures sombres hivernale où la lumière prend toute son importance, le cynorrhodon, petit fruit d’un rouge lumineux, nous offre une des meilleures sources de vitamine C, presque 10 fois supérieur au citron. »

LA RÉFLEXOLOGIE POUR LE BIEN-ÊTRE DE LA FEMME


La réflexologie plantaire ou palmaire peut être une alliée précieuse pour accompagner les femmes tout au long des différentes étapes de leur vie. Que ce soit pour soulager les désagréments liés au cycle menstruel, apaiser les tensions pendant la grossesse, ou encore soutenir le corps et l’esprit durant la ménopause, cette approche douce et naturelle contribue au bien-être global. Elle agit sur les systèmes nerveux, endocrinien et circulatoire, en favorisant un équilibre hormonal et en offrant une profonde détente physique et émotionnelle.

En intégrant la réflexologie dans votre vie, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement personnalisé qui répond à vos besoins spécifiques, et ainsi, mieux vivre ces périodes parfois éprouvantes.

Cycle menstruel

Les troubles menstruels sont une réalité fréquente et parfois difficile à gérer pour de nombreuses femmes. Qu’il s’agisse de dysménorrhée, de cycles irréguliers, du syndrome prémenstruel (SPM), d’endométriose, d’ovaires polykystiques ou d’aménorrhée, ces désagréments peuvent affecter de manière significative la qualité de vie. La réflexologie plantaire ou palmaire offre une approche non intrusive pour soulager ces déséquilibres, en agissant sur les systèmes nerveux, endocrinien et circulatoire du corps.

Elle travaille sur les aspects suivants :

  • Réduction du stress et de l’anxiété : le stress joue un rôle majeur dans l’aggravation des symptômes du SPM et de la douleur.
  • Équilibrage hormonal : la réflexologie contribue à harmoniser le fonctionnement des glandes endocrines.
  • Soutien aux organes reproducteurs : le travail sur les zones réflexes liées aux ovaires et à l’utérus aide à atténuer certains déséquilibres.
  • Amélioration de la circulation sanguine : elle favorise une meilleure élimination des toxines et une circulation fluide.

Bénéfices potentiels :

  • Amélioration de la régularité des cycles menstruels.
  • Réduction des douleurs et des saignements irréguliers (spotting).
  • Atténuation de l’intensité du syndrome prémenstruel.

Pour obtenir des résultats durables sur des problématiques installées, il est recommandé de suivre un accompagnement régulier sur plusieurs mois si cela vous est possible. La régularité des séances permet de soutenir le corps sur le long terme et de bénéficier d’un suivi personnalisé, adapté à vos besoins tout au long de votre parcours.

La réflexologie et le désir de grossesse

En tant que méthode naturelle agissant sur le corps dans sa globalité, la réflexologie plantaire et palmaire favorise l’harmonisation des systèmes nerveux, endocrinien et circulatoire, essentiels pour maximiser les chances de fécondation.

Voici quelques-uns des bienfaits potentiels de la réflexologie pour les femmes désireuses de concevoir :

  • Régulation des cycles menstruels : En stimulant les points réflexes associés aux organes reproducteurs, la réflexologie peut aider à équilibrer les hormones et améliorer la régularité des cycles.
  • Apaisement du stress et des angoisses : Le stress étant un facteur pouvant perturber la fertilité, la réflexologie contribue à une profonde détente, favorisant ainsi un environnement propice à la conception.
  • Réduction des risques de fausse couche : En favorisant l’équilibre hormonal et la relaxation, la réflexologie peut contribuer à renforcer les conditions nécessaires pour maintenir une grossesse en début de parcours.
  • Accompagnement des démarches de PMA/AMP : La réflexologie s’intègre également dans un parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) ou d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), en apportant un soutien physique et émotionnel dans ces étapes souvent exigeantes.

Pour des résultats optimaux, il est conseillé d’opter pour un suivi régulier, permettant au corps de bénéficier d’un soutien progressif et adapté tout au long de votre parcours vers la maternité.

Précautions à prendre :
En cas de grossesse confirmée, il est recommandé d’interrompre les séances de réflexologie pendant le premier mois, et jusqu’au troisième mois si vous avez un historique de fausses couches fréquentes ou si vous êtes dans un parcours de PMA/AMP. Bien que la réflexologie ne puisse pas provoquer un avortement, elle stimule les forces d’auto-régulation naturelles du corps, et il est préférable de laisser l’embryon s’installer sans intervention. Par la suite, la réflexologie peut être un merveilleux outil pour atténuer les petits inconforts liés à la grossesse et apporter un bien-être durable.

La réflexologie pendant la grossesse : un soutien tout en douceur

La grossesse est une période de transformations majeures, qu’elles soient physiologiques, émotionnelles ou mentales. La réflexologie offre un accompagnement précieux tout au long de la grossesse, jusqu’au post-partum, en vous proposant des moments de détente à l’écoute de votre corps et de votre bébé.

Voici quelques-uns des bienfaits que la réflexologie peut apporter durant cette période :

  • Soulagement des nausées, constipation et autres troubles digestifs
  • Réduction de la rétention d’eau et des sensations de jambes lourdes
  • Atténuation des douleurs musculaires, sciatiques et dorsales
  • Amélioration de la qualité du sommeil
  • Apaisement du stress et des angoisses

Préparation à l’accouchement

La réflexologie peut également vous accompagner à l’approche du terme de votre grossesse, en programmant une séance pour préparer le jour de l’accouchement.

  • Stimulation des zones réflexes du système hormonal et du bassin, afin de favoriser le début du travail.
  • Soutien au déroulement naturel et physiologique de l’accouchement.
  • Apaisement des inquiétudes liées à cet événement important, pour aborder ce moment en toute sérénité.

Post-partum : être accompagné dans cette période de découverte

Après la naissance, la réflexologie continue de vous accompagner en aidant votre corps à se rétablir. Si vous le souhaitez, votre bébé est le bienvenu lors de la séance. Elle peut vous aider à :

  • Retrouver une connexion avec son corps après l’accouchement
  • Favoriser la récupération de la sphère utérine
  • Soutenir la cicatrisation
  • Aider à la lactation
  • Réduire le stress, l’angoisse, le baby blues et améliorer le sommeil
  • Soulager les problèmes de peau

En conclusion, la réflexologie se révèle être un précieux allié pour les femmes tout au long de leur parcours de santé et de maternité. Qu’il s’agisse de réguler les cycles menstruels, de favoriser la conception, de soutenir le corps durant la grossesse ou d’accompagner le post-partum, cette approche holistique offre des bienfaits significatifs. En apaisant le stress, en équilibrant les hormones et en soulageant divers inconforts, la réflexologie permet aux femmes de se reconnecter à leur corps et de vivre ces étapes de la vie avec plus de sérénité et de bien-être. Que vous ayez des douleurs ou déséquilibres lors de vos cycles, en phase de désir de grossesse, enceinte ou en post-partum, la réflexologie permet un accompagnement adapté à vos besoins et à vos attentes, pour traverser ces moments avec douceur et confiance.

La réflexologie, Pour qui? Pourquoi?


La réflexologie agit sur l’ensemble de l’organisme par des techniques spécifiques de massage et d’acupression sur les zones réflexes des pieds. Très riches en terminaisons nerveuses, les pieds sont de véritables miroirs de notre corps. Ils indiquent les zones de faiblesse de l’organisme via des points correspondant à un organe, une glande ou une zone corporelle précise.

La réflexologie plantaire est une pratique holistique aux racines anciennes, utilisée depuis des millénaires à travers le monde, en Asie, en Europe et en Amérique. Le profond relâchement qu’elle induit favorise le calme du système nerveux, améliorant ainsi sa réceptivité aux informations véhiculées par le massage des zones réflexes plantaires. Cela permet à la force vitale de stimuler les processus naturels d’autorégulation et d’autoguérison de votre organisme.

Pour qui ? 

La réflexologie s’adresse à tous, elle peut accompagner chaque personne de la naissance à la fin de la vie dans sa quête de bien-être physique, psychique et émotionnel. Les réflexologies plantaire et palmaire sont des méthodes douces et non invasives qui s’adaptent aux rythmes et besoins spécifiques de chacun, en fonction de l’âge, de l’état de santé et des attentes.

C’est un massage idéal si vous souhaitez :

  • Diminuer votre niveau de stress ou d’anxiété
  • Détendre votre corps
  • Dénouer des blocages émotionnels
  • Retrouver vitalité et énergie
  • Favoriser les capacités d’auto-guérison et d’auto-régulation du corps
  • Favoriser le bon fonctionnement des organes émonctoires (intestins, poumons, reins, foie)
  • Stimuler le système immunitaire
  • Améliorer la circulation sanguine et lymphatique et favoriser l’élimination des toxines et des dépôts acides (cristaux).

Pour quoi?

La réflexologie plantaire et palmaire peut être pratiquée pour la relaxation profonde qu’elle procure, en prévention pour maintenir une bonne santé, ou pour soutenir votre organisme lors de périodes de stress, d’angoisse, d’insomnie, de deuil ou de maladie. 

Le rayon d’action de la réflexologie plantaire est vaste car elle agit puissamment sur le système nerveux. La stimulation des zones réflexes et la détente profonde ressentie lors de ce massage aident le système nerveux à se relâcher et diminuer le stress. Elle exerce ainsi une action positive sur de nombreuses affections et est recommandée pour toute personne cherchant un accompagnement doux vers le soulagement de troubles passagers ou installés :

    • Troubles liés au stress (angoisses, surmenage, nervosité)
    • Troubles du sommeil (insomnie, fatigue chronique)
    • Tensions et douleurs ostéo-articulaires (maux de dos, sciatique)
    • Troubles digestifs (constipation, ballonnements)
    • Troubles menstruels (syndrome prémenstruel, endométriose, ménopause)
    • Troubles respiratoires
    • Les troubles émotionnels
    • Maux de tête et névralgies
    • Troubles circulatoires (veineux ou lymphatiques)
    • Hyperactivité et problèmes de concentration

La réflexologie fait partie des méthodes traditionnelles de soins holistiques visant à maintenir la santé de manière préventive. Idéalement, une séance par an ou à chaque changement de saison est recommandée pour effectuer un « contrôle technique » et prévenir l’apparition de troubles sous-jacents.


A savoir

La réflexologie ne soigne pas une maladie, mais améliore le bien-être global de la personne. Elle ne se substitue pas à une consultation médicale et ne pose pas de diagnostic. Elle s’intègre à la médecine allopathique et aux médecines complémentaires pour soutenir la personne face à un traitement médical ou une pathologie, favorisant ainsi le retour ou le maintien de la santé et du bien-être.

Il existe quelques contre-indications à la réflexologie et des cas où un avis médical est recommandé en amont. Vous pouvez me contacter si cela vous concerne et que vous souhaitez plus de précisions.

Contres-indications

  • Traumatismes récents au pied ou à la cheville (plaies, foulures, entorses, fractures) pour la réflexologie plantaire, et à la main, bras ou épaule pour la réflexologie palmaire.
  • Thromboses veineuses profondes (phlébites et thrombophlébites)
  • Greffe d’organe avec prise d’immunosuppresseurs
  • Pathologies psychiatriques et toxicomanies (nécessitent un accompagnement spécifique)
  • Personne sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiant au moment du soin.

Avis Médical Conseillé

  • Premier mois de grossesse (si grossesse physiologique)
  • Trois premiers mois de grossesse (en cas de difficultés de conception, risque de fausses couches, parcours PMA)
  • Pathologie cardiaque récente
  • Certains cancers (à discuter avec votre oncologue/équipe médicale)

LE CHÂTAIGNER (Castanea sativa)


Le châtaignier (Castanea sativa) est un arbre emblématique des régions méditerranéennes et des forêts du Gard, il est utilisé depuis des siècles pour ses nombreuses vertus médicinales.  Ses feuilles, ses fruits et son écorce possèdent différentes propriétés et usages :

Feuilles de châtaignier

Les feuilles du châtaignier sont riches en tanins, en flavonoïdes, et en acides phénoliques, ce qui leurs confèrent des propriétés médicinales intéressantes.

Propriétés médicinales :

  • Antitussif : Les feuilles sont souvent utilisées en infusion pour soulager la toux sèche et les affections respiratoires, comme les bronchites.
  • Astringent : Grâce à leur teneur en tanins, elles ont une action astringente qui peut être utile pour resserrer les tissus et traiter les inflammations des muqueuses.
  • Anti-inflammatoire : Elles peuvent être appliquées en cataplasme pour calmer les inflammations externes ou pour traiter des problèmes de peau légers.

Utilisation :

  • Infusion : Faire infuser 2 à 3 feuilles séchées dans 250 ml d’eau chaude pendant 10 minutes. À boire 2 à 3 fois par jour en cas de toux ou d’irritation des voies respiratoires.
  • Cataplasme : Les feuilles peuvent être bouillies et appliquées sur la peau pour réduire les inflammations externes.

Fruits (châtaignes)

Les châtaignes, bien que souvent consommées pour leur valeur nutritionnelle, ont aussi des usages médicinaux.

Propriétés médicinales :

  • Riche en nutriments : Elles sont une excellente source de fibres, de vitamines (en particulier la vitamine C et B), et de minéraux comme le magnésium, le fer et le potassium.
  • Digestive : Les châtaignes sont bénéfiques pour les personnes ayant des troubles digestifs, car elles sont riches en fibres solubles et en amidon résistant, ce qui aide à la digestion lente et régulière.
  • Tonique : Leur consommation régulière peut aider à revitaliser le corps, surtout en période de fatigue ou de convalescence.

Utilisation :

  • Alimentaire : Les châtaignes peuvent être consommées grillées, bouillies, ou sous forme de farine, particulièrement utile pour les personnes intolérantes au gluten.
  • Crème ou purée : Utilisées pour apporter de l’énergie et des nutriments dans les régimes alimentaires après une maladie ou en cas de faiblesse.

Écorce de châtaignier

L’écorce de châtaignier contient des tanins en forte concentration, ce qui lui donne des propriétés thérapeutiques spécifiques.

Propriétés médicinales :

  • Astringent puissant : L’écorce est utilisée pour traiter la diarrhée et les inflammations internes, notamment au niveau du tube digestif.
  • Antiseptique : Grâce à sa richesse en tanins, l’écorce a également des propriétés antiseptiques, aidant à désinfecter et cicatriser les plaies externes.
  • Anti-inflammatoire : Elle peut être utilisée en décoction pour soulager des inflammations de la gorge et des muqueuses buccales.

Utilisation :

  • Décoction : Faire bouillir une petite quantité d’écorce séchée (environ 20 g) dans un litre d’eau pendant 10 à 15 minutes. Boire cette préparation pour soulager la diarrhée ou en gargarisme pour les inflammations de la gorge.
  • Bains de bouche : Utiliser la décoction d’écorce pour des bains de bouche en cas de stomatite (inflammation de la muqueuse buccale).

En résumé :

  • Feuilles : utiles contre la toux et les inflammations externes.
  • Fruits : sources de nutriments, bonnes pour la digestion et l’énergie.
  • Écorce : astringente, antiseptique, et anti-inflammatoire, utile pour les troubles digestifs et les soins externes.

Le châtaignier est une véritable pharmacie naturelle qui peut être utilisée tout au long de l’année, particulièrement en automne lors de la récolte des fruits.

Symbolisme du châtaignier

Le châtaignier (Castanea sativa) est un arbre chargé de symbolisme, en particulier dans les régions méditerranéennes et montagnardes comme le Gard. Depuis des siècles, il a occupé une place importante non seulement pour ses usages pratiques, mais aussi pour ses significations culturelles et spirituelles.

  1. Arbre de vie et de subsistance Le châtaignier est souvent surnommé « l’arbre à pain » en raison de son rôle crucial dans l’alimentation des populations rurales, notamment en France et dans d’autres régions d’Europe. Ses fruits, les châtaignes, ont nourri des générations, surtout en période de disette ou lorsque les récoltes de céréales étaient mauvaises. Le châtaignier symbolise donc l’abondance, la survie et la prospérité.
  2. Résilience et force Avec sa longue durée de vie et sa capacité à prospérer dans des conditions difficiles, le châtaignier est un symbole de résilience. Ses racines profondes et son tronc solide représentent la stabilité et la résistance face aux intempéries, incarnant l’idée de persévérance et de robustesse dans les épreuves de la vie.
  3. Fécondité et générosité Le châtaignier est également vu comme un symbole de fécondité. Il produit une abondance de fruits chaque automne, ce qui en fait un symbole de générosité et de don. Dans certaines traditions, l’arbre est associé à la prospérité et à la chance, notamment lorsqu’il est bien entretenu.
  4. Protection et refuge Par sa taille imposante et son large feuillage, le châtaignier offre de l’ombre et un abri, tant pour les humains que pour les animaux. Cela en fait un symbole de protection et de refuge. Dans de nombreuses cultures, l’arbre est considéré comme protecteur des maisons et des villages, offrant une barrière contre les éléments et une sécurité symbolique.
  5. Liens avec la tradition spirituelle Dans les légendes et croyances populaires, le châtaignier est souvent vu comme un arbre sacré ou magique. Il est parfois associé à des rites de passage ou des cérémonies de guérison. Certaines cultures lui attribuent des pouvoirs spirituels, comme la capacité à favoriser la clarté mentale et à protéger contre les esprits maléfiques.
  6. Cycle de renouveau Le cycle de floraison et de production de fruits du châtaignier est également associé au renouveau et à la cyclicité de la vie. En automne, lorsque l’arbre se dépouille de ses fruits et de ses feuilles, il représente la fin d’un cycle, suivi de la renaissance printanière. Cet aspect cyclique en fait un symbole de transformation et de renouveau.

En résumé :

Le châtaignier est bien plus qu’un simple arbre nourricier. Il incarne la force, la protection, la fertilité et le renouveau. Sa résilience face aux conditions difficiles en fait un symbole puissant de persévérance, et son rôle crucial dans la vie des populations rurales lui confère une place particulière dans la culture populaire. C’est un arbre généreux, qui a nourri physiquement et spirituellement de nombreuses générations.

LA COHÉRENCE CARDIAQUE


Une Méthode Simple pour Gérer le Stress et les Angoisses

Dans notre quotidien, le stress et les angoisses peuvent rapidement prendre le dessus et impacter notre bien-être physique et psychologique. Heureusement, il existe des méthodes naturelles et simples pour reprendre le contrôle, dont la cohérence cardiaque, une technique de respiration scientifiquement prouvée pour apaiser le corps et l’esprit.

Qu’est-ce que la cohérence cardiaque ?

La cohérence cardiaque est une pratique respiratoire qui consiste à contrôler son rythme cardiaque par la respiration, afin de réguler le système nerveux autonome, responsable notamment des réactions au stress. Elle repose sur un schéma simple : inspirer pendant 5 secondes, puis expirer pendant 5 secondes, en répétant ce cycle pendant 5 minutes.

Les bienfaits de la cohérence cardiaque

La pratique régulière de la cohérence cardiaque a de nombreux effets bénéfiques sur le corps et l’esprit, notamment :

  • Réduction du stress : en synchronisant la respiration et le rythme cardiaque, vous activez le système nerveux parasympathique, responsable de la détente et de la récupération.
  • Diminution des angoisses : la respiration contrôlée aide à calmer l’esprit et à réduire les pensées anxieuses.
  • Amélioration du sommeil : en apaisant le corps, la cohérence cardiaque favorise un sommeil plus profond et réparateur.
  • Renforcement du système immunitaire : en réduisant le stress chronique, la cohérence cardiaque améliore indirectement la réponse immunitaire.
  • Meilleure gestion des émotions : en pratiquant régulièrement, vous pouvez mieux gérer vos émotions et éviter les réactions impulsives face aux situations stressantes.

Comment pratiquer la cohérence cardiaque ?

  1. Asseyez-vous confortablement dans un endroit calme.
  2. Inspirez profondément par le nez pendant 5 secondes, en gonflant le ventre.
  3. Expirez lentement par la bouche pendant 5 secondes, en relâchant toutes les tensions.
  4. Répétez ce cycle pendant 5 minutes, trois fois par jour pour des résultats optimaux.

*Notre cerveau, pour notre survie, a tendance à ressasser les situations passées ou anticiper un résultat négatif à venir pour nous protéger. Cela peut engendrer des angoisses et du stress alors qu’il n’y a pas de danger réel et immédiat à l’instant T.  Dans ce cas, pour aider le cerveau à revenir dans l’instant présent où vous êtes en sécurité, focussez entièrement votre attention sur les sensations physiques ressenties lors de l’inspire et de l’expire.

**Il existe aussi des applications et des vidéos guidées sur YouTube pour vous aider à intégrer cette pratique dans votre routine quotidienne.

Pourquoi adopter la cohérence cardiaque ?

En plus d’être une technique facile à intégrer dans votre quotidien, la cohérence cardiaque ne nécessite aucun équipement particulier et peut être pratiquée n’importe où, à tout moment. Que ce soit au travail, dans les transports ou avant de vous coucher, quelques minutes suffisent pour retrouver plus de calme et de sérénité.

Conclusion

La cohérence cardiaque est une solution accessible et efficace pour mieux gérer le stress et les angoisses. En pratiquant cette méthode de respiration régulièrement, vous pouvez non seulement apaiser votre mental, mais aussi améliorer votre santé globale. Alors, pourquoi ne pas essayer dès aujourd’hui ?

L’INSOMNIE


Le sommeil est un état dans lequel nous passons environ le tiers de notre vie. Il fait partie des fonctions vitales de l’organisme comme la respiration, la digestion ou l’immunité. La durée moyenne de sommeil d’un adulte est de 8h, mais certains petits dormeurs se contentent de 6h de sommeil alors que les “gros dormeurs” ont besoin de 9 à 10 heures de sommeil pour se sentir reposés. Plus que la quantité, c’est la qualité du sommeil qui importe. Il existe des petits dormeurs satisfaits et des gros dormeurs insatisfaits. Les personnes âgées ont tendance à s’endormir et à se réveiller plus tôt, avec des réveils plus fréquents au cours de la nuit, sans que cela soit forcément un signe d’insomnie.

L’insomnie est difficile à définir de façon précise, car il n’existe pas de norme en matière de sommeil. Il est possible de la définir comme un manque ou une mauvaise qualité de sommeil qui a un impact sur les activités diurnes physiques, psychiques et sociales. Les principales causes de l’insomnie chez l’adulte sont le stress, l’anxiété et la dépression, ainsi que des facteurs liés à l’environnement comme le bruit. Ces troubles nocturnes donnent l’impression d’avoir un sommeil non-récupérateur et non reposant et ont un retentissement sur la qualité de la journée qui suit : fatigue, somnolence dans la journée, nervosité, difficultés de concentration, de mémorisation…

L’insomnie peut être :

  • Transitoires : insomnies frappant des sujets dormant habituellement bien et chez qui les troubles du sommeil sont liés à des modifications de l’environnement (décalage horaire, stress, etc.).
  • Des insomnies de courte durée : insomnies s’étendant sur quelques semaines à la suite d’une souffrance somatique ou psychique.
  • Des insomnies chroniques : insomnies caractérisées par l’ancienneté des troubles chez des patients ayant des antécédents de troubles psychiques (troubles dépressifs, dépendance vis-à-vis de l’alcool ou d’autres drogues). Ces troubles se produisent plus de trois fois par semaine et ce depuis plus de trois mois.

Il existe aussi plusieurs types d’insomnie qui peuvent survenir seul ou ensemble :

  • L’insomnie d’endormissement : la plus fréquente. La personne se couche à une heure habituelle, et une ou deux heures plus tard, elle n’a toujours pas trouvé le sommeil.
  • L’insomnie de milieu de nuit : la personne se réveille dans la nuit, une ou plusieurs fois, et rencontre des difficultés pour se rendormir.
  • L’insomnie du petit matin : la personne s’endort sans problème, mais se réveille vers quatre ou cinq heures du matin, et il lui est impossible de retrouver le sommeil.
  • L’insomnie totale : ce type d’insomnie est beaucoup plus rare. La personne reste éveillée toute la nuit.

On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.

LES SYMPTÔMES

Il n’existe pas de symptômes physiologiques spécifiques à l’insomnie si ce n’est de se réveiller fatigué tous les matins et d’être somnolent dans la journée parce que la qualité du sommeil n’est pas réparatrice.   En revanche, le manque de sommeil entraîne sur le long terme des dysfonctionnements physiologiques divers car ce temps de repos est indispensable pour que le corps se régénère.  Le corps pourra faire face à une courte période d’insomnie mais s’il se retrouve dans l’impossibilité de remplir toutes les fonctions nécessaires à son bon fonctionnement de manière prolongée cela va épuiser les différents systèmes organiques du corps.  Les conséquences et les symptômes ressentis seront donc différents selon le terrain de chaque personne.

LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE CONVENTIONNELLE

LES CAUSES

Stress, anxiété et dépression

Une grande majorité des insomnies sont liées au stress, à l’anxiété et à la dépression.  Des événements de la vie, positifs ou négatifs ; mariage, divorce, nouvel emploi, chômage… peuvent en être à l’origine d’une insomnie passagère.  Cependant, après la survenue de situations pénibles, il arrive que le retour à un sommeil de qualité ne se produise pas, même lorsque la cause occasionnelle a disparu. L’insomnie devient chronique et est alors considérée comme une maladie en elle-même.

L’hygiène de vie

Des mauvaises habitudes de vie peuvent causer des insomnies :

  • La consommation excessive d’excitants (thé, boissons caféinées, chocolat, drogues…).
  • La prise d’un repas trop copieux le soir ou d’un repas trop proche de l’heure du coucher.
  • La pratique d’une activité stimulante le soir (sport, jeux vidéo, films, musique…).
  • Un rythme de vie irrégulier (travail en horaires décalés, déplacements nombreux, décalage horaire, etc.).
  • Une consommation excessive d’alcool : contrairement à une idée reçue, l’alcool n’est pas l’allié du sommeil.  A faible dose, la prise d’alcool entraîne une somnolence diurne, diminue la vigilance et augmente les risques d’accidents, à plus forte dose, la prise d’alcool provoque un endormissement rapide, mais la deuxième partie de la nuit est entrecoupée de nombreux réveils.
  • La consommation de tabac : les fumeurs réguliers peuvent rencontrer des difficultés pour s’endormir, dues à l’action stimulante de la nicotine.
  • Lors de l’arrêt du tabac, le sommeil peut être perturbé de manière passagère, le temps que le corps s’habitue à fonctionner sans nicotine. L’ex-fumeur retrouve ensuite un sommeil de meilleure qualité.

Les sources environnementales

Elles peuvent être nombreuses :

  • Un environnement bruyant (bruits de la maison et/ou des bruits extérieurs).
  • Le fonctionnement d’appareils électriques ou électroniques, même en veille.
  • Des sources lumineuses.
  • Une température trop élevée ou trop basse, l’idéal serait d’avoir 18 °C/19 °C dans les chambres).
  • Les ronflements du partenaire.
  • Une mauvaise literie.

Les troubles physiologiques

Les insomnies peuvent être présentes dans diverses maladies qu’il est important de diagnostiquer et de traiter.

  • L’hyperthyroïdie
  • Le reflux gastro-œsophagien
  • L’asthme nocturne
  • Une maladie douloureuse (arthrose, rhumatisme, cancer…)
  • D’un trouble survenant pendant du sommeil
  • Le syndrome des jambes sans repos
  • Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil
  • Des maladies infectieuses
  • Des problèmes cardiovasculaires
  • Des troubles neurologiques
  • Des troubles hormonaux

LE DIAGNOSTIC

Presque tout le monde a déjà été confronté à des troubles légers du sommeil et ce sans conséquences graves. Néanmoins, si une bonne hygiène de sommeil a été adoptée et que le problème persiste, il est peut-être utile d’en parler à son médecin traitant.

Il est particulièrement important de consulter :

  • Lorsque l’insomnie est régulière, c’est-à-dire plus de 3 fois par semaine et depuis plus de 3 mois.
  • Lorsqu’on se réveille fatigué tous les matins.
  • Lorsqu’on est somnolent dans la journée.
  • Si on présente des troubles de la concentration, de l’attention et de la mémoire.

Le diagnostic de l’insomnie se fait par l’interrogatoire du patient, le médecin :

  • Analyse de la nature de la plainte : difficulté d’endormissement, réveils nocturnes, réveil précoce…
  • Demande la date de début de l’insomnie et sa fréquence.
  • Vérifie la répercussion de l’insomnie sur les activités diurnes.
  • Interroge sur les facteurs environnementaux : rythme de vie et de travail, habitude relative au sommeil.
  • Recherche la prise d’excitants, de troubles psychiques (anxiété, dépression).
  • Peut interroger l’entourage du patient sur la présence d’apnée, de ronflements irréguliers ou de mouvements anormaux des jambes.

Le médecin traitant examine ensuite le patient et peut prescrire certains examens ou analyses pour éliminer la possibilité d’une maladie sous-jacente.

En complément de la consultation une actimétrie peut être effectuée. C’est un examen du rythme veille-sommeil qui est réalisé grâce à un petit appareil de la taille d’une montre porté au poignet non dominant et appelé actimètre. Il permet de visualiser les moments d’activités et les moments de repos afin d’obtenir une bonne représentation du rythme veille-sommeil et de la qualité de la nuit. Cet examen se fait en ambulatoire, le plus souvent sur une durée de 15 jours.

LES TRAITEMENTS ALLOPATHIQUES

L’insomnie requiert un traitement adapté à chaque situation. La première étape est de rechercher la cause. Souvent, les insomnies présentes depuis plusieurs mois nécessitent de réorganiser les habitudes de vie pour favoriser le sommeil. Si l’insomnie persiste malgré tout, des somnifères, aussi appelés hypnotiques, peuvent être prescrits, pour éviter toute dépendance, l’efficacité des hypnotiques doit être fréquemment réévaluée et le traitement arrêté dès que possible. Ces médicaments peuvent être utiles à court terme, c’est-à-dire pas plus de 3 semaines, pour récupérer un peu. Cependant, ils ne traitent pas l’insomnie et n’éliminent pas sa cause. Ils agissent en ralentissant l’activité du cerveau, après 1 mois d’utilisation, ils perdent souvent beaucoup de leur efficacité.

Il existe plusieurs classes de médicament prescrit dans le cadre de l’insomnie :

Les benzodiazépines

Ce sont les somnifères les plus couramment prescrits. Si l’on y a recours régulièrement, ils perdent de leur efficacité. Ceux-ci ont tous un effet sédatif et anxiolytique, à diverses intensités.

  • Flurazépam ou Dalmane® ;
  • Témazépam ou Restoril® ;
  • Nitrazépam ou Mogadon® ;
  • Oxazépam ou Sérax ;
  • Lorazépam ou Ativan®.

Le diazépam ou Valium®, commercialisé au début des années 1960, n’est presque plus utilisé parce qu’il cause une importante somnolence résiduelle le lendemain matin.

Les somnifères non-benzodiazépines

Leurs durées d’action est plus courte que celle des benzodiazépines, ce qui élimine l’effet d’endormissement qui peut se produire le lendemain matin, au cours des premières heures.

  • Zopiclone ou Imovane®
  • Zaléplon ou Starnoc®

Les agonistes de la mélatonine

Les agonistes de la mélatonine aident l’induction du sommeil en augmentant le taux de la mélatonine naturelle. Ils sont employés surtout en cas de difficulté à s’endormir.

  • Ramelteon ou Rozerem

Les antidépresseurs

À faible dose, les antidépresseurs peuvent aussi être utilisés pour aider à mieux dormir dans le cas d’anxiété profonde, de dépression ou d’autres désordres psychologiques.

Les somnifères benzodiazépines et non benzodiazépines présentent plusieurs effets indésirables. Par exemple, ils peuvent ralentir les réflexes et nuire à la coordination durant le jour, ce qui accroît le risque de chute et de fracture, surtout chez les personnes âgées. De plus, à long terme, ils risquent d’engendrer une dépendance physique et psychologique.

A savoir que le sommeil induit par les somnifères est moins réparateur, car ces médicaments raccourcissent la période de sommeil paradoxal, la période durant laquelle les rêves se produisent.  Il est d’ailleurs important de consulter son médecin lorsqu’on veut cesser de prendre des somnifères ou des tranquillisants pour éviter de souffrir d’un syndrome de sevrage.

Autres traitements

  • Le médecin peut diriger le patient vers un psychologue ou un psychiatre. 
  • Si un problème de santé physique explique l’insomnie, il faut bien sûr obtenir un traitement adéquat.
  • En cas d’insomnie provoquée par la douleur, on peut recourir à des analgésiques.

LE POINT DE VUE DE LA NATUROPATHIE

LES CAUSES

Le naturopathe réalise un bilan de vitalité avec son client afin de rechercher la cause profonde de l’insomnie pour pouvoir l’accompagner en tenant compte de la globalité de son être (souffrance, vécu, hygiène de vie …).  La naturopathie et la médecine allopathique s’entendent sur les causes de l’insomnie, je ne répéterai donc pas ici ce qui a déjà été bien décrit dans le chapitre précédent.  Je détaillerai en revanche un peu plus ce que fait l’organisme durant la période de sommeil afin d’expliquer pourquoi il est aussi vital de dormir que de respirer.

Le repos permet de rendre notre système immunitaire, notre mémoire et notre résistance au stress plus performants car lorsque nous dormons le corps s’emploie à réparer les « dommages » causés à notre organisme durant la journée.  Durant notre sommeil, si l’action du corps physique et des pensées est ralentie, l’organisme lui ne reste pas inactif, le système nerveux autonome mets en veille les fonctions du système orthosympathique et c’est le système parasympathique qui prend le relais et active les fonctions de digestion, détoxification et régénération dont il a la charge.  Il a pour tâche de gérer les différentes phases de régénération de l’organisme qui sont les suivantes :

  1. Digestion, le corps va terminer toute action de digestion en cours.
  2. Épuration du sang et de la lymphe, élimination des acides, l’organisme élimine les toxines et les déchets accumulés au cours de la journée.
  1. Régénération, renouvellement cellulaire, le corps déclenche le processus de réparation des zones lésées du corps.
  2. Recharge neuro-hormonale, recharge de l’énergie vitale 

Un sommeil de qualité conduit donc à une récupération optimale car lorsque l’organisme est en équilibre chaque organe et chaque cellule peut jouer son rôle pendant les différentes phases du sommeil.

Notre rythme de vie moderne fait en sorte que le corps partage en majorité ses processus entre action la journée et digestion la nuit, voir un peu d’épuration mais il arrive rarement à aller jusqu’à la fin de son processus de régénération et de recharge.  Dans le cas de l’insomnie, le temps de sommeil étant réduit, ces 4 fonctions pourront encore plus difficilement entrer en action ce qui aura un impact négatif sur l’organisme : 

  • Le corps ne pouvant pas digérer correctement des carences peuvent apparaître et le système digestif se dérégler.
  • Le corps ne pouvant pas se détoxifier convenablement il va s’encrasser petit à petit en stockant les déchets et toxines non éliminés où il le peut.
  • Le corps ne pouvant pas se réparer, des lésions ou pathologies peuvent s’aggraver ou voir les conditions propices à leurs apparition s’installer.   
  • Les systèmes nerveux et hormonal ne pouvant pas se recharger convenablement vont s’épuiser petit à petit. 

On peut donc en déduire que si le sommeil n’est pas réparateur, sur le long terme, les chances de voir les différents systèmes organiques du corps s’altérer puis se développer diverses pathologies vont augmenter.

LES REMÈDES NATURELS

Différentes astuces peuvent permettre de favoriser un sommeil régénérateur.

  • Manger léger et au moins deux heures avant le coucher. Un repas trop lourd, trop rapproché du moment du coucher peut provoquer une digestion inconfortable et obliger le corps à passer la majeure partie de la nuit à digérer avant de pouvoir passer à la détoxification. Il vaudrait mieux privilégier un repas assez tôt dans la soirée avec des aliments faciles à digérer tels que les légumes verts, une céréale sans gluten et une protéine végétale par exemple.
  • Évitez les écrans le soir qui émettent un signal au cerveau indiquant qu’il fait jour (notamment à cause de la lumière bleue).
  • Se relaxer avec de la méditation, de la musique ou un livre agréable à lire.
  • Se coucher avant minuit dans une chambre pas trop chauffée (18-20 degrés dans l’idéal) et avec un pyjama qui laisse respirer la peau. 
  • Privilégier le noir complet pour un sommeil plus réparateur car la mélatonine est sécrétée dans le noir.
  • Consommer des infusions biologiques pour le soir afin de favoriser la détente et l’endormissement comme le tilleul, la mélisse, l’eschscholtzia, la camomille…
  • Pratiquer la cohérence cardiaque ou utiliser la sophrologie.
  • Éteindre la box wifi la nuit pour éviter toutes ondes électromagnétiques, sinon réservez-la pour le salon mais ne la laissez pas dans la chambre à coucher.
  • Être attentif aux signes de fatigue (yeux qui piquent, bâillements, relâchement musculaire) et se coucher à ce moment-là pour ne pas rater le passage du train du sommeil qui ne passe que toutes les 90 minutes. 
  • Avoir un rythme de coucher et de lever régulier et dormir suffisamment longtemps pour aider le corps à récupérer. 
  • Etc.

LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

LES CAUSES ET LE DIAGNOSTIC

Les causes sont encore une fois les mêmes que celles énoncées plus avant dans cette section sur l’insomnie.  On peut néanmoins amener l’éclairage de la MTC sur l’insomnie selon la lecture énergétique qu’elle propose. Pour la MTC, les troubles du sommeil proviennent d’un déséquilibre énergétique entre le Yin et le Yang. Durant cette période, le Yin doit être suffisamment fort et présent pour enraciner le Yang. Si le Yin est faible, ou qu’une (ou plusieurs) fonction organique refuse de se mettre en veille, le Yang devient excessif et provoque hyperactivité, agitation et insomnie.

  • Le Yang correspond au jour, à la chaleur, à la lumière, aux activités organiques (digestion, respiration, circulation …), aux mouvements, à l’extériorisation, etc.
  • Le Yin est associé à la nuit, au froid, à l’obscurité, aux structures corporelles (sang, os, chair, …), à l’immobilité, à l’intériorisation, etc.

Au moment du coucher, le Yang diminue pour laisser place au Yin et donc au repos et à l’immobilité du corps et de l’esprit. Les troubles du sommeil traduisent un déséquilibre à ce niveau :

  • L’insomnie renvoie à une plénitude de Yang ou un vide de Yin et donc à l’incapacité de trouver le calme et le repos, mais aussi à une instabilité du Shen,« l’Esprit ».
  • Les réveils nocturnes apparaissent lorsque le cycle énergétique entre les organes est rompu.
  • Le sommeil qui n’est pas assez profond, et qui par conséquent ne permet pas d’être réparateur, est dû à un Yang qui ne parvient pas à laisser complètement sa place au Yin et à s’apaiser.

LES TRAITEMENTS EN MTC

Les remèdes sont sensiblement les mêmes que ceux cités plus avant, auxquels peuvent s’ajouter de l’acupuncture et des remèdes de la pharmacopée chinoise. 

Pour la MTC les problèmes d’ordre émotionnel et mental, qui sont souvent à l’origine de l’insomnie, ne touchent pas uniquement le « Cœur–Esprit » (terme qui peut sous-entendre le fonctionnement du cerveau) mais également le Foie, la Rate, la Vésicule Biliaire, les Reins, l’Estomac et le Poumon.  

  • Sans un terrain déséquilibré résultant d’un état d’excès ou d’une déficience de certains organes (par exemple : excès du Foie, faiblesse de la Vésicule Biliaire, …), les perturbations émotionnelles ne peuvent à elles seules provoquer de façon systématique et durable l’insomnie. 
  • A savoir que cet état d’excès et de déficience peut également être une conséquence des méfaits de l’insomnie.

Voilà pourquoi dans le traitement de cette maladie la MTC cherchera :

  • À calmer le Cœur et à apaiser l’Esprit
  • À résoudre les problèmes liés à l’excès et à la déficience des organes concernés.
  • À résoudre les écarts d’hygiène de vie qui favorisent un mauvais sommeil

Les origines de l’insomnie pouvant être multiple, le bon traitement sera déterminé en fonction de chaque personne, en englobant le corps et l’esprit. La médecine traditionnelle chinoise propose plusieurs alternatives, afin de venir à bout des troubles du sommeil, qui sont similaire à celles de la naturopathie et de la médecine allopathique.  Elle déconseille, entres autres, ce qui est susceptibles de perturber le Cœur et donc par extension le Shen :

  • Les repas trop copieux avant le coucher,
  • Les dîners tardifs,
  • La consommation de toniques (thés, café, boissons gazeuses) et de saveurs trop fortes, etc.

LE POINT DE VUE DE LA RÉFLEXOLOGIE PLANTAIRE

Recevoir une séance de réflexologie procure une profonde détente et améliore la qualité du sommeil, sur une période qui dépendra des causes de l’insomnie. En se basant sur les informations réunies ci-haut et sur l’anamnèse du client, il conviendra d’aller explorer l’état des différents systèmes physiologiques principalement impliqués dans la régulation du sommeil pour obtenir des résultats plus durables.

  • Les zones et glandes du cerveau qui jouent un rôle dans le sommeil (épiphyse, cortex cérébral, cerveau, diencéphale, tronc cérébral).
  • Le système endocrinien, car nos glandes sont très affectées par notre état émotionnel.
  • Le système nerveux orthosympathique pour son rôle dans le déclenchement d’action antagoniste au système parasympathique et qui est très actif en cas de stress.
  • Le système nerveux parasympathique pour son rôle dans la mise en œuvre des phases régénérative du sommeil.
  • Les zones du système digestif si l’insomnie est liée à des troubles intestinaux.
  • Les émonctoires via la roue d’engendrement chinoise, pour leurs rôles de détoxification du corps et pour détecter un éventuel déséquilibre énergétique ou physiologique qui peut perturber le sommeil, particulièrement le Cœur et l’Intestin grêle, ministre de l’Élément feu.
  • Le Cœur est plus relié à des difficultés d’endormissement et l’IG aux réveils nocturnes.

Une attention particulière peut être portée aux points et ZR suivants :

Zones locales

  • Vertèbres et cervicales
  • Cortex cérébral
  • Cerveau
  • Diencéphale
  • Hypophyse
  • Epiphyse
  • Cervelet
  • Tronc cérébral


Zones métaboliques

  • Diaphragme
  • Plexus solaire
  • Thyroïde et parathyroïdes
  • Surrénales
  • Poumons
  • Colon
  • VB
  • Foie
  • Reins
  • Vessie
  • Cœur
  • Intestins grêle
  • Estomac/Rate/pancréas
  • Orthosympathique
  • Parasympathique

Zones énergétiques

  • Cœur/IG

LES ÉMOTIONS ET LA RÉFLEXOLOGIE PLANTAIRE


Les émotions sont universelles à tous les êtres humains (et aux animaux). Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises mais simplement des informations sur notre vécu, face à une situation, qui s’expriment dans notre corps via des ressentis agréables ou désagréables.

La manière dont nous gérons les émotions est influencé par de nombreux paramètres :

  • notre éducation,
  • les interdits familiaux et sociétaux,
  • nos croyances,
  • notre histoire personnelle…

Notre degré de sensibilité et de contrôle est aussi variable. Les émotions peuvent être ressenties et exprimées sur un baromètre d’intensité différent pour chaque personne.

Le corps physique porte la mémoire de nos expériences émotionnelles.

L’être humain est un être vivant complexe dont les plans physique, mental et émotionnel s’inter-influencent. Un état de stagnation sur le plan émotionnel aura un impact sur le plan physique et mental. Ce qui signifie aussi qu’en agissant sur le plan mental et physique on peut aider le plan émotionnel et vice versa.

Opter pour une pratique telle que la réflexologie plantaire, qui peut avoir une action sur les aspects physiques, psychiques et émotionnels sera une bonne approche afin de soulager de nombreux maux et de se libérer d’une éventuelle surcharge émotionnelle.

Nos émotions sont des vecteurs d’informations qui peuvent créer des réactions physiques agréables ou désagréables très puissantes au moment où elles nous traversent. Certaines d’entre elles ne trouvent pas de résolution et reste bloquées à l’intérieur de nous. Comme un rocher qui obstruerait un cours d’eau, créant ainsi une mare stagnante là où l’eau devrait couler librement.

La vie et la santé sont un état de mouvement équilibré constant, lorsque des stagnations s’installent trop longtemps cela amène vers des déséquilibres et des débordements.

Une séance de réflexologie vient « écouter » ce que les tissus du pied, qui sont un miroir de notre corps, expriment au moment présent. En stimulant et massant les zones perturbées le réflexologue propose au corps d’aller remettre du mouvement dans les zones de stagnation du corps, il l’invite à refaire circuler l’énergie vitale dans les zones obstruées pour déloger les « cailloux ».

Cette action de remise en mouvement peut avoir lieux au niveau du corps physique, mais aussi émotionnel et mental. En cela, la réflexologie est un très bel outil d’accompagnement car elle peut avoir une action globale sur tous les plans de la personne à travers un moment de détente et de relaxation très agréable.

Elle a une action douce qui respecte le rythme de chaque personne. De plus, elle complète à merveille les autres techniques qui existent sans interférer avec elles. (Thérapie, ostéopathie, traitement médical, etc.)

Réflexologie plantaire émotionnelle chinoise

Parmi les techniques que je propose la réflexologie émotionnelle chinoise est un massage créé pour travailler de manière plus précise sur la sphère émotionnelle. Elle permet non seulement de vous détendre, mais aussi de rencontrer vos émotions, et si vous êtes prêt, de les libérer.

La réflexologie émotionnelle se distingue de la réflexologie plantaire traditionnelle par son toucher plus doux. C’est un massage subtil qui vous plonge dans un état de relaxation méditative, propice à la libération des blocages physiques et émotionnels.

Le protocole de la réflexologie plantaire émotionnelle chinoise est inspirée de la relation organes et émotions selon la notion des 5 éléments de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). La MTC considère le corps, le cœur et l’esprit comme un tout indissociable, chaque émotion a une correspondance organique dans votre corps, et un déséquilibre dans l’un peut avoir un impact sur l’autre. En prenant soin de vous, vous favorisez un équilibre global.

Cette méthode est accessible à toute personne de 15 ans et plus, que vous traversiez un moment difficile de votre vie ou que vous souhaitiez simplement explorer votre sphère émotionnelle qui est l’un des piliers majeurs de votre bien-être.

LA MAISON D’HÔTES

de RUMI

Être humain, c’est être une maison d’hôtes.

Tous les matins arrive un nouvel invité.

Une joie, une déprime, une méchanceté,

Une prise de conscience momentanée vient

Comme un visiteur inattendu.

Accueillez-les tous et prenez-en soin!

Même s’ils sont une foule de chagrins,

Qui balaient violemment votre maison

Et la vident de tous ses meubles,

Traitez chaque invité honorablement.

Peut-être vient-il faire de la place en vous pour de nouveaux délices.

La pensée sombre, la honte,  la malveillance,

Rencontrez-les à la porte en riant, et invitez-les à l’intérieur.

Soyez reconnaissants pour tous ceux qui viennent, parce que chacun a été envoyé

Comme un guide de l’au-delà.

Roue des émotions crée par Robert Plutchik
Roue des émotions crée par Kaitlin Robbs

LE STRESS EN DÉTAIL


Le stress est devenu le mal du siècle, il n’épargne personne : bébés, enfants, ado, adultes, seniors… Il est régulièrement évoqué, mais reste un concept souvent flou, car sa définition et sa fonction exacte reste mal connues. Afin de mieux l’identifier il est important de comprendre comment il fonctionne et pourquoi il entre en action.  D’autant que les sources de stress sont propres à chaque individu, à la manière dont il analyse la situation qui se présente à lui et aux ressources qu’il possède pour y faire face.

Le stress est une réaction nerveuse naturelle propre à la survie, la vie étant un équilibre permanent entre stress et état de sécurité.  Il peut se définir très simplement comme un syndrome général d’adaptation de l’organisme, face à une agression subie, une pression ou une situation inhabituelle, qui entraîne des réactions émotionnelles et physiques

Chaque situation qui nécessite une adaptation entraîne un stimulus perçu par le cerveau, qui va rapidement évaluer la situation, puis décider de déclencher ou non la réaction de stress, il s’agit de la phase d’évaluation.  Lorsque la situation nécessite une adaptation ou de faire face à un danger, le système nerveux sympathique est mobilisé et une cascade d’hormones du stress libérée.  Il s’agit de la seconde étape, qui va permettre à l’individu de réagir par la défense ou la fuite.  Une fois la situation stressante surmontée le corps sort de sa phase d’alerte et revient à un état de fonctionnement « par défaut ».   

Un stress aigu, ponctuel, c’est-à-dire avec une durée limitée dans le temps, n’est pas forcément une mauvaise chose.  C’est un signal d’alarme de notre cerveau et il est utile pour faire face à la vie quotidienne, ou un danger, en permettant d’augmenter brièvement les performances du corps.

En revanche, si une personne est exposée à un stimulus de stress de façon prolongée, causé par une absence d’adaptation possible face au déclencheur, elle bascule alors vers un stress chronique.  Lorsque le corps reste bloqué en état d’alerte sur le long terme cela à des effets négatifs sur la santé psychique et physique, puisque ce système de défense n’est pas censé être activé en permanence. 

LE SYSTÈME NERVEUX

Pour bien saisir la variété des divers symptômes déclenchés par le stress, il me semble important, au préalable, de bien détailler les fonctions du système nerveux orthosympathique et parasympathique qui sont mobilisées lors des phases de stress et de repos.

Le système nerveux se défini comme « l’ensemble des centres nerveux et des nerfs qui contrôlent et coordonnent le fonctionnement des différents organes du corps et qui dirigent la vie de relation ».

Il est constitué par :

  • Le système nerveux cérébrospinal (encéphale, moelle épinière, nerfs)
  • Le système nerveux végétatif qui comprend le système nerveux orthosympathique (ou sympathique) ainsi que le système nerveux parasympathique
  • Le tissu nerveux (neurones)

Le système nerveux végétatif, sur lequel je souhaite m’attarder, contrôle les fonctions vitales et entretient l’homéostasie de l’organisme. Il se divise en deux systèmes distincts qui fonctionnent ensemble, lorsque l’un des systèmes est actif l’autre se met en veille.

  • Soit le système orthosympathique (SNS), système d’action et de défense de l’organisme qui agit en situation de stress.
  • Soit le système parasympathique (SNP), système de réparation de l’organisme, actif au repos et lors de la digestion.  Le SNP est le mode de fonctionnement “par défaut” du système nerveux autonome, ou du moins il devrait l’être. C’est celui qui est aux commandes quand tout va bien et que nous nous sentons en sécurité.

Lorsque l’organisme fait face à une source de stress l’activation du système nerveux sympathique va déclencher une série de réactions physiologiques en vue d’une action intense de l’organisme pour faire face au danger :

  • Dilatation des pupilles (mydriases)
  • Inhibition de la salivation
  • Stimulation de la sécrétion de sueur
  • Dilatation des bronches et diminution des sécrétions bronchiques
  • Augmentation du rythme cardiaque, tachycardie (vasoconstriction générale sauf sur les coronaires qui se dilatent pour une meilleure nutrition du cœur, augmentation de la TA)
  • Stimulation de la production de glucose, glycogénolyse (utilisation du sucre)
  • Inhibition de la digestion (ralentissement des mouvements péristaltiques et de l’activité sécrétoire des muqueuses et des glandes digestives)
  • Relaxation des muscles de la vessie (bloque la miction)
  • Inhibition de l’activité sexuelle
  • Sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline par les glandes surrénales (phase d’alarme, stress aigu) *
  • Sécrétion de cortisol par les glandes surrénales (phase de résistance, stress prolongé ou chronique) *

*Si le stress persiste dans la durée, les actions du système nerveux orthosympathique sont maintenues mais les glandes surrénales vont cesser de sécréter de l’adrénaline pour la remplacer par du cortisol.

Une fois le danger écarté le corps active à nouveau le système nerveux parasympathique qui régit les actions de digestion, nettoyage, réparation et reproduction du corps, ce qui entraîne les réactions physiologiques suivantes :

  • Constriction des pupilles, myosis
  • Stimulation de la production de salive
  • Constriction des bronches et augmentation des sécrétions bronchiques
  • Baisse de la fréquence cardiaque, bradycardie (vasodilatation générale sauf sur les artères coronaires qui diminuent leurs diamètres, diminution de la TA)
  • Inhibition de la production de glucose, glycogénogénèse (fixation du sucre)
  • Stimulation de la digestion (augmentation des mouvements péristaltiques et de l’activité sécrétoire des muqueuses et des glandes digestives)
  • Stimulation de la sécrétion pancréatique
  • Stimulation de la contraction des muscles de la vessie (favorise la miction)
  • Stimulation de l’activité sexuelle

LES PHASES DU STRESS

Lorsqu’un stimulus déclenche une réaction de stress, l’organisme peut passer par 3 grandes phases, la phase d’alarme, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

1. La phase d’alarme (très énergivore) : L’organisme active le système nerveux orthosympathique, s’ensuit une cascade de réactions physiologiques préparant le corps à une réaction soutenue afin de fuir ou lutter pour sa survie. Au cours de cette phase les surrénales libèrent de l’adrénaline dans le sang.  Cette hormone prépare l’organisme à une action soutenue et subite, mais de courte durée, car elle mobilise énormément l’énergie vitale. *stress aigu*

2. Phase de résistance (adaptation, moins énergivore, pour durer dans le temps) : Face à la prolongation d’une agression, le corps s’adapte, il arrête la libération de l’adrénaline et la remplace par du cortisol, qui mobilise moins d’énergie vitale.  Cela permet à l’organisme de résister de manière prolongée sans s’épuiser. Lorsqu’une personne bascule dans cette phase sans revenir à un état de sécurité elle peut se préparer perpétuellement au stress à venir ou l’ignorer et ne pas se rendre compte d’être dans un état de stress. *stress chronique*

3. Phase d’épuisement : Les réserves physique et psychique sont épuisées, c’est la zone rouge, le corps n’a plus d’énergie et fonctionne sur sa réserve.  C’est à ce stade que peuvent se développer certaines pathologies, dans un effort de mettre fin au stress.  Si la cause du stress ne s’arrête pas, le corps ne peut plus fournir l’énergie nécessaire à sa survie, une ultime chance de poser une action lui est alors envoyée sous la forme d’une dernière salve d’adrénaline libérée par les surrénales.  Le message du corps est « fait quelque chose maintenant ou c’est la fin ». Cette salve d’adrénaline peut permettre une prise de décision, par exemple un changement de carrière plutôt que de déclarer un burn-out en persistant dans un emploi dévalorisant.    En cas de fin de vie, peu de temps avant la mort, le corps libère également de l’adrénaline qui donne un sursaut d’énergie à la personne quelques instants avant le décès. *effondrement de l’organisme menant au burn-out ou au décès*

LES SYMPTÔMES

Lors d’un stress aigu ou d’une phase de résistance courte les effets du stress sont assez facilement identifiables. Il vous est sans doute possible de vous rappeler un moment où vous avez ressenti de la peur face à un animal dangereux, un chien agressif par exemple.  La sensation de « coup de chaud » est quasi immédiate, le cœur se met à battre très vite, on ressent une brusque mobilisation de l’énergie qui nous donne de la force, une transpiration soudaine, la bouche qui s’assèche, une attention accrue face à la source du danger.  Si le chien nous surprend de l’autre côté d’une clôture d’où il ne peut nous atteindre, le retour au calme est très rapide. Il s’agit d’un stress en phase d’alarme. 

En revanche, si une personne rencontre des difficultés relationnelles avec un collègue depuis 2 ans, le stress initial causé par ce déclencheur, persistant dans le temps, sera passé en phase de résistance.  Il persistera ouvertement ou de manière inconsciente tant qu’une adaptation convenable n’aura pas été trouvée. (Résolution du conflit, changement d’emploi, etc.)  Si aucune solution n’est trouvée et que la personne arrive au bout de sa résistance cela pourrait mener au burn-out ou au suicide.

Il est souvent plus difficile de faire le rapprochement entre le stress chronique et la variété de symptômes qu’il peut déclencher en fonction des individus, surtout si la personne n’a pas conscience d’être dans un état de stress.  Si on relie chaque symptôme aux fonctions régies par le système nerveux sympathique et orthosympathique, en parallèle des différentes phases du stress, l’origine des troubles psychosomatiques et physiologiques du stress chronique devient néanmoins beaucoup plus claire.

Troubles psychosomatiques

  • Angoisse ou anxiété
  • Troubles du sommeil (lié aux émotions ou à la rumination mentale)
  • Troubles de l’attention et de la concentration
  • Changements d’humeur, irritabilité, agitation
  • Fatigue mentale permanente
  • Dérégulation ou troubles alimentaires
  • Addictions
  • Symptômes de dépression, tristesse
  • Rumination mentale
  • Besoin de vérification, de contrôle
  • Indécision
  • Blocage dans la réalisation de ses activités, inaction
  • Faible estime de soi, isolement social, difficultés relationnelles…

Troubles physiologiques

  • Tensions, douleurs musculaires/dos
  • Vertiges ou pertes d’équilibre
  • Troubles de la digestion, nausées, vomissement, diarrhée, constipation
  • Hyper sudation, mains moites
  • Troubles cardiovasculaires, hypertension
  • Asthénie
  • Migraines, céphalée de tension
  • Perte ou augmentation de l’appétit
  • Troubles du sommeil (lié à des déséquilibres physiologiques ou douleurs)
  • Pathologies dermatologiques, eczéma, psoriasis, zona, urticaire
  • Réactivation de certains virus, notamment herpès
  • Dysfonctionnement érectile, vaginisme, absence de libido

LES 3 PROFILS DE STRESS                    

A      B      C

Chaque personne réagit à sa manière face à une situation stressante, la tendance générale peut se lire dans le positionnement du corps. 

  • Le profil A est un peu penché vers l’avant,
  • Le profil B se redresse,
  • Le profil C s’affaisse sur lui-même.

Nous avons tous une tendance générale, mais en fonction de la situation nous pouvons naviguer entre ces 3 profils.

LA PERCEPTION DU STRESS

Le SNS prend le relais lorsque nous percevons un danger. Ici le mot « percevoir » est important, car le SNS ne distingue pas le danger réel, du danger perçu et du danger anticipé (anxiété).

  • Danger réel : toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d’effet nocif à l’égard d’une chose ou d’une personne à l’instant présent.  Ex. : Je croise un chien agressif en liberté.
  • Danger perçu : anticipation d’un écart entre l’attente et l’expérience future. Le risque est plus ou moins élevé en fonction de la probabilité perçue de cet écart et de l’importance de ses conséquences.  Ex. : Je suis en retard pour le travail, je regarde des films angoissants.
  • Danger anticipé :  anticipation permanente de scénarios possibles de plus en plus grave qui va générer de l’anxiété et peut conduire, à terme, à des troubles anxieux. Ex. : Je pourrais avoir un accident de voiture, peur chaque fois que la personne doit conduire.

Le SNS est un système ancestral qui a permis à nos ancêtres humains et permet encore aux animaux de survivre dans la nature. Il est adapté à l’essence d’origine du stress qui est par définition le danger réel, un événement soudain qui ne survient que dans le présent.  Il déclenche une réaction de fuite ou de défense puis le corps retourne à son état d’équilibre naturel via l’action du SNP.

Or aujourd’hui notre vie moderne nous met généralement à l’abri des dangers majeurs directs mais nous expose à une surutilisation inconsciente du SNS, plutôt qu’une exploitation occasionnelle et temporaire. Nous faisons souvent face à des dangers perçus ou anticipés qui s’installent dans la chronicité et épuisent l’organisme (stress financier, relationnel, social, sanitaire, écologique, écrans…). Le corps n’ayant plus la possibilité de se rééquilibrer et de se régénérer, une pléiade de symptômes et de problèmes peuvent apparaître, fatigue, anxiété, dépression, émotions en montagnes russes, troubles digestifs, douleurs chroniques, etc.  Sur le long terme les différents systèmes (nerveux, hormonal, …) du corps et les organes s’épuisent et s’encrassent ce qui fait augmenter le risque de développer des pathologies, notamment des maladies chroniques.

Il ne s’agit pas bien sûr de diaboliser le stress, il est par essence nécessaire à la vie.

« Sans stress, nous perdons notre capacité d’adaptation au monde. » 

Eric Albert, psychiatre

Sans cette mise en tension physique et psychique, nous ne serions pas capables de réagir face à une situation problématique aussi minime que prendre un rendez-vous chez le dentiste et s’y déplacer parce que nous avons mal à une dent. Il ne s’agit pas de chercher à éliminer coûte que coûte le stress qui est une énergie aussi vitale que naturelle, ce serait vain et inutile. En revanche, il est bénéfique d’apprendre à agir de façon réfléchie et consciente face au stress, pour ne plus le subir et de ne pas être dans la réaction permanente. Cela favorise l’espace nécessaire à l’action de notre SNP. 

LES DÉCLENCHEURS DU STRESS

La réaction physiologique du corps face au stress suit toujours le même modus operandi, en revanche la nature du déclencheur peut différer et être réel, imaginaire, psychosomatique ou physiologique.

Stress psychosomatiques, externes

Stress mental : Cette forme de stress est assez fréquente aujourd’hui, il trouve souvent sa source dans un épuisement mental face à la pression ressentie dans gestion de la vie quotidienne. Appréhensions, période d’examen, surmenage au travail, situation financière…  Il se présente souvent sous la forme de problèmes de mémoire, de difficultés de concentration ou d’anxiété.

Stress comportemental : Il se manifeste par un changement dans vos habitudes de vie courantes, la consommation alimentaire (manger plus ou moins qu’à l’habitude), les habitudes de sommeil, le retrait social et l’évitement des responsabilités habituelles.

Stress émotionnel : Lorsqu’une émotion forte est éprouvée, lors d’une dispute ou d’une rencontre désagréable par exemple, l’organisme se prépare à combattre ou à fuir même si nous ne sommes pas physiquement en danger.  Si une émotion n’est pas « vécu » au moment X mais « réprimée » le corps va revivre en boucle le stress lié à l’émotion stocké chaque fois qu’un déclencheur la réactive.

Stress post-traumatique : État de stress aigu et prolongé à la suite d’un événement traumatisant. Il se manifeste par des réactions très fortes, notamment lors de la survenue de stimulus qui rappellent l’événement (un bruit sec, une odeur, un lieu, une situation). Les personnes qui en souffrent peuvent avoir des pensées intrusives et des souvenirs récurrents, faire des cauchemars qui leur font revivre constamment l’événement.

Stress imaginaire :  Déclenchement des réactions physiologiques de stress dans l’organisme à la suite de la création/imagination d’un scénario qui déclenche des réactions émotionnelles, pensées par anticipation concernant une situation future, la lecture d’un livre, le visionnement d’un film, etc. Par exemple, même si votre cerveau conscient sait que ce qui se passe à l’écran de la télévision ne représente pas une menace directe, le SNS réagit de la même manière aux émotions fortes perçues devant votre série préférée que face au chien enragé du voisin.

Stress physiologique, internes

Stress physique :  État d’alerte du corps face à un dysfonctionnement interne de l’organisme empêchant son bon fonctionnement, maladie virale ou bactérienne, défaillance d’un organe, accident entraînant une blessure, hémorragie, bruit récurent, toxiques ou molécules inconnues qui pénètre la cellule, incapacité du corps à correctement se détoxiner, nettoyer, régénérer…

Stress oxydatif : Agressions, causées par des molécules dérivant de l’oxygène (radicaux libres), des cellules de notre corps qui créent un déséquilibre entre la quantité excessive de radicaux libres et les antioxydants. Cela conduit à une altération des constituants de nos cellules qui est responsable d’un vieillissement cellulaire prématuré qui pourraient être associés à certaines maladies.

LE STRESS ET LA GENETIQUE

Les facteurs héréditaires

Être génétiquement prédisposé au stress par des fragilités de notre organisme n’implique pas forcément d’en souffrir davantage. Les recherches en épigénétique nous ont appris que les conditions environnementales et notre histoire personnelle influent énormément sur l’expression des gènes. Une personne avec un faible taux de sérotonine, est génétiquement plus sujettes au stress, mais en adaptant son mode de vie à sa fragilité émotionnelle elle peut éviter d’être confrontée à trop d’événements stressants et ne pas développer de pathologie liée au stress.  Alors qu’une personne ayant un fort taux de sérotonine, à priori peu sujette au stress, peut avoir tendance à s’exposer à toutes sortes de situations angoissantes et finir par user son organisme et développer un stress chronique.

L’environnement

Si certains individus ont des paramètres physiologiques qui les prédisposent au stress, les circonstances de notre vie et notre environnement influencent sérieusement notre penchant à stresser. Les enfants de parents stressés peuvent développer une tendance au stress. Les phobies et les situations redoutées par un parent sont souvent transmises à l’enfant qui les a identifiées comme menaçantes en raison de la crainte éprouvée par le parent.   C’est un apprentissage que l’enfant fait de ses parents. 

Ainsi l’environnement dans lequel on évolue, les relations avec autrui, le contact social, l’éducation, certains événements de la vie (deuil, séparation, licenciement, accident, agression, guerre, climat d’insécurité…) peuvent grandement favoriser l’apparition de stress chronique, de burn-out, de troubles anxieux, de stress post-traumatique voir pousser jusqu’au déclenchement de pathologies psychiatriques.

LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE ALLOPATHIQUE

LES CAUSES ET LES MANIFESTATIONS DU STRESS

Selon la médecine conventionnelle, en fonction du profil du patient, de son âge et de ses antécédents personnels et familiaux, les troubles anxieux et les stress peuvent prendre la forme de différentes maladies ; une anxiété généralisée, des phobies, des troubles paniques (ou crise d’angoisse), des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), un état de stress post traumatique qui s’expriment à travers des symptômes divers et variés.

Les états de stress et d’anxiété peuvent être provoqués par de nombreux facteurs souvent difficiles à identifier et déclencher divers symptômes physiques et psychologiques :

  • Une situation de stress intense et régulière, amenant à un épuisement psychique et/ou physique (stress chronique au travail menant au « burn-out »),
  • Une situation professionnelle précaire, une expérience négative ou un événement traumatisant (une agression),
  • Un changement dans la vie quotidienne (arrivée d’un nouvel enfant, divorce, départ à la retraite),
  • Un changement hormonal (ménopause, maladie),
  • Une maladie, un décès, certaines pathologies (dépression, schizophrénie…),
  • Des antécédents familiaux de troubles anxieux,
  • La consommation d’alcool ou de drogues, la prise de certains médicaments…

Symptômes psychologiques du stress

Peur irrationnelle, appréhension, pensées inquiètes, angoisse, nervosité, difficultés de concentration, distraction, baisse des performances intellectuelles, irritabilité, impulsivité, colère, comportements d’évitement, dépendance affective, vision négative…

Symptômes physiques du stress

Mal de tête, vertige, tension musculaire, sueurs, palpitations cardiaques, tremblements, bouffées de chaleur ou de froid, mains moites, sensation d’étouffement, sensation de boule dans la gorge ou l’estomac, troubles digestifs, nausées, boulimie ou perte d’appétit, insomnies, somnolence dans la journée, fatigue…

LE DIAGNOSTIC

En cas de stress passager et ponctuel, il est possible de s’auto-médiquer, avec de nombreux traitements naturels contre le stress, disponibles en pharmacie.  En revanche, lorsque les symptômes sont fréquents ou deviennent envahissants, l’anxiété ou le stress peuvent être qualifiés d’anormaux. Le patient est alors dirigé vers une consultation médicale pour évaluer l’impact de l’anxiété sur la vie quotidienne et prescrire un traitement adapté.  Les médecins interrogent sur :

  • Les symptômes (les troubles ressentis, leurs fréquences, leurs moments d’apparition dans la journée,
  • Les éventuels éléments déclencheurs et les retentissements sur la vie quotidienne,
  • La recherche d’antécédents familiaux de maladies psychiatriques,
  • Vos maladies, votre prise de médicaments et votre consommation d’alcool ou de drogues.

Tous ces éléments leurs permettent de confirmer le diagnostic, et d’envisager le traitement le plus adapté. Sans compter que les troubles anxieux peuvent être particulièrement handicapants au quotidien, ils peuvent également évoluer vers la dépression ou entrainer des comportements à risque (alcoolisme, prise de drogues, tentatives de suicide…).

LES TRAITEMENTS ALLOPATHIQUES

Une fois le diagnostic posé, plusieurs approches sont envisagées par les médecins. Le traitement repose souvent sur la suggestion de la mise en place d’une psychothérapie et/ou la prescription de médicaments contre le stress et l’anxiété.

Prise en charge médicamenteuse

 Deux types de médicaments peuvent être prescrits pour lutter contre le stress :

  • Certains antidépresseurs : traitement de fond des troubles anxieux (sauf phobies), ils doivent être pris de manière régulière et pendant plusieurs mois, même en cas de disparition des symptômes. Les premiers effets bénéfiques apparaissent 2 à 4 semaines après le début du traitement Le médecin réévalue son utilité de manière régulière, l’arrêt du traitement se fait sur plusieurs semaines, de manière progressive.
  • Des anxiolytiques (benzodiazépines et buspirone) : ces médicaments ont une action rapide contre le stress et l’anxiété. Ils sont généralement prescrits sur de courtes durées et à de faibles doses, par exemple avant que les antidépresseurs ne fassent effet. Ils doivent également être arrêtés de manière progressive. Les benzodiazépines anxiolytiques augmentent la capacité de relaxation de l’organisme, alors que la buspirone agit plutôt sur les symptômes psychiques.

Dans certains cas, le médecin peut avoir recours à d’autres médicaments contre le stress et l’anxiété (la prégabaline, un médicament contre l’épilepsie, ou encore certains neuroleptiques.

Quel que soit le médicament prescrit contre le stress et l’anxiété, les indications du médecin et la posologie doivent être parfaitement respectées. De plus, il existe un risque important d’interactions entre les anxiolytiques et certains médicaments.

Prise en charge psychologique

Plusieurs types de psychothérapie peuvent être envisagés.

Elle peut être suivie dans le cabinet d’un médecin libéral, dans un établissement spécialisé ou un centre médico-psychologique (CMP).

  • Des thérapies comportementale et cognitive (TCC) permettent de traiter une anxiété généralisée. Pratiquée par un médecin ou par un psychologue formé à cette méthode, elles reposent sur des techniques de relaxation et de respiration (pour prévenir les angoisses)
  • Des techniques comportementales et d’exposition (pour désensibiliser le patient à sa peur),
  • Des techniques cognitives (pour modifier les fausses pensées développées par le patient).
  • Une thérapie de groupe,
  • Une psychanalyse…

LE POINT DE VUE DE LA NATUROPATHIE

LES CAUSES ET LES CONSÉQUENCES

Les causes du stress ont été suffisamment détaillées dans précédemment et ne sont pas différentes pour la naturopathie.   En revanche l’approche naturopathique s’attarde plus aux conséquences physiologiques du stress sur le corps et à leur répercussion sur le long terme qui mènent à l’apparition des pathologies détaillées plus haut.

Face à un stress, l’organisme réagit en mettant en place des « stratégies » pour s’adapter à travers les trois phases citées plus haut, la phase d’alarme, la phase de résistance puis la phase d’épuisement. Ce sont des réactions d’adaptation qui vont entraîner des répercussions sur l’homéostasie de l’organisme et ses fonctions vitales, via l’action du système nerveux végétatif.  L’équilibre interne ainsi que les mécanismes de sécrétions hormonales sont modifiés, normalement temporairement.

Cependant lorsque le stress devient chronique le système nerveux végétatif reste bloqué sur l’action du SNS et met en veille de manière prolongé le SNP. L’organisme finit par être submergé par un trop plein de cortisol, dans un premier temps, puis par épuiser ses réserves, dans un second temps, il devient alors en incapacité de s’adapter.  Les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire sont souvent les premiers impactés et ils n’arrivent plus à remplir correctement leurs rôles. Cela favorise l’apparition de nombreuses pathologies/symptômes.

L’inhibition prolongée du SNP signifie l’inhibition des fonctions vitales dont il a la charge, à savoir, la digestion, le nettoyage et la réparation. 

Inhibition de la digestion : Mauvaise digestion des aliments qui entraîne une diminution des apports de nutriments pour les cellules et conduit petit à petit à des problèmes de digestion, d’absorption, d’inflammation, etc.  L’altération du microbiote exerce également une influence sur l’humeur et la capacité de réflexion.

Inhibition du nettoyage : Encrassement progressif des émonctoires qui n’arrivent plus à évacuer les toxines, acidifications de l’organisme.  Le corps stocke les toxines où il peut pour protéger les organes vitaux et tamponne l’acidité en puisant dans ses réserves de minéraux.  Cela conduit à l’apparition de pathologie inflammatoire dégénérative et à une forte déminéralisation.

Inhibition de la réparation : Ne pouvant être nourri et nettoyé correctement sur une trop longue période, les organes et systèmes du corps n’ont plus la capacité de remplir leurs fonctions de manière optimale, des lésions et des déséquilibres apparaissent, voir l’organe ou le système cesse de fonctionner. 

Si rien n’est fait l’organisme fini par épuiser en totalité sa force vitale en essayant de trouver des solutions à chaque dysfonctionnement, jusqu’à la survenue du décès.

En naturopathie l’urgence en cas de stress chronique sera donc d’accompagner la personne dans sa globalité pour rééquilibrer son hygiène de vie (physique, émotionnelle et mentale) et l’aider dans sa gestion du stress.  Afin de permettre au corps de réactiver les fonctions du système nerveux parasympathique, qui sont essentielles au bon fonctionnement de l’organisme et à sa survie.

LES REMÈDES NATURELS

Il n’existe pas de techniques spécifiques pour lutter contre le stress mais une multitude, à chacun de trouver la méthode qui lui correspond le mieux.  Il serait judicieux d’en combiner plusieurs et d’essayer d’être régulier dans sa pratique.

  • Massages et thérapies manuelles (réflexologie, kinésithérapie, ostéopathie, kinésiologie)
  • Thérapies diverses pour aider à la gestion des émotions et du mental (psychologue, sophrologue, psychothérapeute, hypnothérapeute, EMDR, EFT…)
  • Alimentation
  • Exercices physiques, yoga
  • Méditation
  • Compléments alimentaires pour reminéraliser le corps, l’eau de mer notamment
  • Spiritualité
  • Activités manuelles
  • Contact avec la nature (jardinage, randonnée, marche, balade en forêt)
  • Cohérence cardiaque, etc.

LE POINT DE VUE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

LES CAUSES

Pour la MTC, le stress est perçu comme un mouvement chaotique des énergies circulant dans le corps.

Les exemples suivants permettent de visualiser l’idée qu’elle s’en fait. 

Un stress sollicitant l’élément Terre de manière exagérée, nourriture :

  • La Terre sursollicité fini par devenir incapable de nourrir l’élément Métal que la MTC associe à l’énergie défensive du système immunitaire.
  • Au bout d’un moment l’organisme, épuisé, doit faire appel à son énergie de survie, l’énergie vitale des Reins.
  • Une fois le Qi des reins vide les glandes surrénales ne peuvent plus produire d’hormones de stress et s’atrophient, indiquant que le système va vers un effondrement, c’est-à-dire la mort.

Un stress sollicitant l’élément cœur de manière exagéré, harcèlement :

  • L’élément feu, qui correspond au système du Cœur, sursollicité aura tendance à causer une perte d’estime de soi et de joie de vivre.
  • Trop affaibli il peut entraîner une dépression psychologique caractérisée par l’incapacité d’aimer.
  • Au bout d’un moment, l’énergie vitale la plus profonde pourrait également être atteinte par ce que la MTC appelle une réaction de « mépris » du Cœur envers l’énergie vitale du Rein, amenant alors la personne dans un état suicidaire.

Chaque personne réagit aux différents types de stress selon son propre terrain énergétique, certains se révoltent, d’autres se sentent mis au défi, certains s’adaptent à la situation ou s’effondrent complètement.  Dans tous les cas, le stress provoque différents symptômes, apparaissant dans un ordre particulier, selon la personne et la porte d’entrée énergétique du stress dans l’organisme.

LES TRAITEMENTS EN MTC

Tant que l’affection de l’organisme par le stress demeurent dans certaines limites, il est possible d’intervenir selon les principes de la MTC pour tonifier les fonctions attaquées et ainsi rétablir l’équilibre par des séances d’acuponcture.  Il reste bien entendu nécessaire d’éliminer la cause pour un résultat durable.

LE POINT DE VUE DE LA RÉFLEXOLOGIE PLANTAIRE

LA RESPIRATION

Le stress a tendance à créer une tension musculaire importante du diaphragme et à bloquer la respiration.  Cette tension sur le long terme génère de nombreux désagréments pour le corps:

  • Maux de dos, douleurs lombaires
  • Des troubles digestifs (diarrhées ou constipations),
  • Tensions musculaires diverses

Une respiration courte « par les épaules » qui entraîne :

  • Une mauvaise oxygénation (hypoxie des cellules),
  • Favorise l’intoxination et l’acidification du terrain,
  • Favorise une mauvaise circulation lymphatique, sanguine et énergétique,
  • Favorise une accélération du rythme cardiaque et de la respiration pour pallier le manque d’oxygène,
  • Favorise l’apparition de troubles fonctionnels organiques par manque du massage effectué par les mouvements amples du diaphragme.

A long terme une fatigue généralisé s’installe et diminue encore plus la capacité respiratoire. 

C’est pourquoi en présence de stress une attention particulière sera apportée aux zones réflexes du système respiratoire, ligne de diaphragme, plexus solaire, poumons, bronches.  En fonction de l’anamnèse du client, il est possible d’aller aussi explorer le système immunitaire, le système hormonal, le système nerveux et le système digestif qui sont tous fortement impactés par le stress.

La réflexologie plantaire vise également à mobiliser la force vitale, notre force d’auto-guérison, cela peut aider un client à trouver la ressource nécessaire en lui pour effectuer un changement bénéfique face à la source du stress dans sa vie.

D’ailleurs, tout simplement par sa pratique, la réflexologie plantaire sera à même d’aider la personne à abaisser son niveau de stress.  Elle est très agréable à recevoir et provoque un grand relâchement du corps, conduisant le client vers un état de détente profonde. 

Il conviendra d’amener une personne très stressée vers un état de relaxation en douceur et avec patience, il lui faudra peut-être plusieurs séances avant de pouvoir réellement lâcher prise.